ESPACES interculturels CINEMA

Plus seulement des spectateurs privilégiés mais des regards critiques sur tout ce que l'on nous donne à voir au Cinéma sur ses problématiques et son rôle. Ecouter -voir ce qu'est la vie.

27 août 2008

LA BIENNALE DE VENISE: LA BOUSSOLE DU CINEMA MODERNE?

Venise: c'est l'ouverture de la 65 e MOSTRA INTERNAZIONALE D'ARTE CINEMATOGRAFICA ( du 27 aout au 6 septembre).

LA MOSTRA fait partie des festivals qui comptent ; réputée pour primer des films modernes mais souvent difficiles ( qui a vu "Lust CAUTION" d'ANG LEE lion d'or 2007 ?) quoique " la graine et le mulet "d'Adhellatif KECHICHE , qui a reçu le grand prix du Jury ( et HALSIA HERZI la récompense du meilleur espoir), ne soit pas à propement parlé de ceux-là.

Cette année, on trouve en compétition pour la France: " la bête de l'ombre" de Barbet SCHRONEDER, " l'occupation" de Patrick BERNARD et Pierre TRIVIC ( tiré d'un livre de Annie ERNAUX.

Il y aura aussi des co-productions Françaises comme: "TEZA" de l'Etiopien Haile GERIMA, "SUT" du Turc Sémith KAPLANGIU, "INLAND" de l'ALGERIEN TARIQ TEQUIA et "NUIT DES CHIENS" de l'Allemand WERNER SCHROETER , sans parler des "Plages" Agnes VARDA (hors compétition).

Une séléction qui, ma fois, a belle figure sur le papier et qui fait honneur à cette France des Droits de l'homme.

GEORGE CLOONEY et BRAD PITT y sont ensemble pour défendre le nouveau film des Frères COEN "BURN AFTER READING".

Je vous passe le détail de cette 65 é Mostra dédiée à YOUSSEF CHAHINE et sur la rétrospective consacrée au Cinéma Italien de 46 à 75.

Le Président Marco MILLER dans son intervention d'ouverture  a  proposé que cette mostra nous permette, une fois pour toute, de regarder cette Mostra de VENISE comme une "boussole infaillible" du Cinéma : un cinéma nouveau et indestructible.

Il dit ( si j'ai bien traduit ?)  que le cinéma ne doit plus fuir les nouveaux problèmes artistiques et autres qui se posent à lui ; ces problèmes du présent, ambigus et ambivalents du point de vue artistique et autre que pose l'époque dans laquelle il nous est donné de vivre.; une époque contrastée avec une profusion nouvelle d'imagination.

Le cinéma est là pour donner un ensemble d'idées, de forces, de capacités, d'histoires afin d'être plus expressif avec pleins d'inventions. Bref, ce cinéma qui change doit être perçu comme une nécessité quasi définitive. Il doit changer comme l'ont fait avant lui les Arts visuels, l'architecture et la littérature. Ca doit être une autre classification du "cinéma contemporain".

Le JURY présidé par WIN WENDERS a du travail sur la planche pour trouver un Lion d'OR  digne du "GUEPARD" ( appelé le LION DANSANT).

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25 août 2008

RENTREE D'ECOLE AU CINEMA

C'est bientôt la rentrée des classes. Au cinéma, on attend bien sur la sortie du grand Prix de Cannes 2008...

La sortie de BE HAPPY de Mike LEIGH semble lancer le départ de ce qui, je l'espère, sera une grande réflèxion constructive et pratique sur l'école  et les professeurs.

C'est très bien que cela démarre avec de l'humour Britannique. Rien que la vision de la bande annonce donne envie d'aller voir et de partager la joie de vivre de POPPY (ce qui est différent de l'optimisme ):

"D'abord, je tiens à dire que Poppy vit dans le monde réel. Ce n'est pas une écervelée. Elle n'a pas pris de champigon hallucinogènes!. C'est même quelqu'un qui a les pieds sur terre, quelqu'un de trés responsable. Simplement elle a un énorme sens de l'humour" (Mike LEIGH "la Provence" du 25).

Ce film, et ceux qui vont suivre, sur l'école seront, sans aucun doute plus bénéfiques que les pompeux rapports des soit disant philosophes de la politique en matière d'éducation nationale.... à condition de prendre le temps de bien voir ce que l'on nous montre.

"Oui ( il faut un énorme sens de l'humour pour survivre dans le monde réel ) nous vivons une période difficile. on sait que les hommes  se détruisent entre eux et qu'ils détruisent la planète. En même temps, la vie continue. Et certains plus que d'autres doivent se coltiner avec tout ça. Je pense singulièrement aux enseignants. C'est la raison pour la quelle, j'ai voulu que Poppy soit institutrice dans une école maternelle. Une trés bonne instit' d'ailleurs! Parce qu'elle arrive à maintenir cette joie de vivre"

Comme à son habitude, ce grand cinéaste britanique qui se "coltine avec tout ça", a su impliquer ses acteurs pour qu'ils participent activement comme il dit à " l'écriture organique" du Film, et qu'ils soient " créatifs et intélligents". A nous, les spectateurs, d'être réceptifs et encore plus emballé que pour les simples films de divertissement qui ont fait un tabac dans toutes les régions.

je ne sais pas vous , mais en attendant les prochains jeux olympiques de Londres, je serais heureux si pour cette rentrée cinématographique BE HAPPY, qui n'a rien pour moi de la " comédie" même si elle a, parait il, un humour Dantesque, coulait le "Titanic".

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22 août 2008

LE DOCUMENTAIRE COMME OUTIL DE PROGRESSION SOCIALE

Longtemps le film documentaire a du se cantonner aux salles d'art et d'essais. C'était souvent des films artistiques ou avec des choix de sujets complaisants( pour obtenir les budgets nécessaires), plus rarement pour un sujet social.

Il faut reconnaitre que la télévision a aidée le film documentaire à  changer d'optique à partir des années 90. Des festivals comme celui du "cinéma du réel" ont permis, par la suite, que les cinéphiles ne se limitent plus aux films de fictions du virtuel, alimentés par les gros progrès de la technologie. Une journaliste de la revue "Positif" a pu tîtrer un article : "Documentaire ; le réveil politqique"( 2004).

A partir de 2002, le documentaire est devenu le film capable de s'afficher dans une "grande" salle et capable de rivaliser, en nombre de spectateurs, avec les autres catégories ("Bowing for columbine" de m MOORE: 910 OOO spectateurs en France). On parle d'une année charnière. Depuis, les grands salles, qui continuent à être soumises aux impératifs économiques, savent que si les films Documentaires restent des films à risques, il ne sont plus forcement ceux qui, à la sortie,  "ne font pas assez d'entrées". Même les financeurs savent qu'un bon documentaire sera bien plus rentable qu'un film dit à gros budget dont le réalisateur est médiocre ( "Fahrenheit" de MOORE a fait pour la seule France 2. 378 OOO spectateurs, en 2004).

En cette periode de jeux olympique en Chine, la télévision serait bien inspirée si elle diffusait après les résumés, multiples et variés, des jeux, un documentaire comme "A l'Ouest des rails" du Chinois WANG BING; un documebntaire de près de 10 heures qui nous fait faire, en train, le tour du monumental complèxe d'usines de SHENYANG pour montrer la déchéance qu'engendre parfois la déchéance de l'empire industriel dans le cadre de la mondialisation galopante.

Le cinéma documentaire reste pour beaucoup un cinéma de réalisateurs - militants, mais je rajouterai qui ont de plus en plus de talent et de conscience que le film peut avoir aussi pour rôle d'aider à la progession sociale des individus, en exploitant cette nouvelle forme cinématographique du cinéma. Une forme vivifiante du cinéma réalité.

Je dis tout cela parce que je viens de lire que le Film "DARFOUR: Du Sable et des larmes", réalisépar Paul Freedman, est sorti depuis le 20 août dans plusieurs grandes salles. Le Casting de ce film est de George CLOONEY dont personne n'ignore l'engagement politique et Humanitaire pour le Darfour.

"Il y a des gens innocents qui sont brutalisés et maltraités de la pire des façons. Tout le monde a une bonne raison pour ne pas agir.... mais la seule chose que nous ne puissions faire, c'est détourner les yeux et regarder ailleurs";

Cloney, comme son père, n'a pas hésité à  se servir de sa renommée d'ACTEUR SUPERSTAR AMERICAINE pour faciliter l'entrée des caméras dans les camps de réfugiers,  victimes innocentes de la guerre civile du DARFOUR. Cela ne l'empêche pas non plus de diriger, en Amérique, le rassemblement d'associations humanitaires (Steve DARFUR -Washington). Comme il ne cache pas non plus que son but d'homme -citoyen c'est de contribuer, de toutes les manières, pour que l'on apporte, concrétement, une aide matérielle et juridique à toutes les victimes civiles des guerres de part le monde. Il pense, avec juste raison, que pour réussir cette gigantesque entreprise il faut attirer, en permanence, l'attention internationale contre les abominations des régimes criminels de toutes sortes alors que pour l'heure les dirigeants politiques, qui se réclament de pays démocratiques et civilisés, manifestent guère plus que de la compassion orale; ce qui renforce les peuples, les citoyens, vous, moi, à se croire  pardonner en versant quelques oboles caritatives. Il pense aussi que ça passe par la mobilisation des Américains en premier lieu (mais ils seraient bien que les autres pays qui se vantent de faire partie des plus riches de la planète ne tardent pas trop non plus).

Comme le demande FREEDMAN le réalisateur: "Pourquoi ne sommes nous pas révoltés par le massacre et le déplacement de millions de gens inocents?" et par bien d'autres choses encore . Sans doute parce qu'au fond de nous même, nous connaissons la réponse ( il n'y a qu'à voir le souk que nous faisons si on apprend que l'on va nous construire des logements sociaux près de chez nous, ou réserver des terrains pour les gens du voyage, sans parler si on vient à envisager de nous construire une déchetterie sur notre commune).

Il est heureux qu'il y ait encore des gens lucides et talentueux comme CLOONEY et FREEDMAN pour nous remuer les tripes et les boyaux même si ça ne nous empêchera pas de continuer à zapper pour rien louper des jeux de Pekin (même si,  comme le dit Freedman, quelque part "ça contribue à atrophier notre fibre morale d'individu".)

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20 août 2008

PEUT-ON CLONER UN FILM ?

La sortie de "WARS CLONE" qui prétend présenter à l'écran "STAR WARS" "comme on l'a jamais vue", n'a comme nouveauté que d'être un film d'images de synthèses, genre bande dessinée avec pour les personnages un petit côté mangas racoleur. Cela a très peu à voir avec la haute qualité des derniers films d'animations sortis sur écran.

Seuls, peut être, les enfants des consoles y trouveront un intérêt, et encore à condition d'être né après la saga des vraies Star wars. Ici on se contente de la guerre des clones de bas étage, façon jeux vidéo....

Dans la Saga de Georges LUCAS on avait cloné le chasseur de prime pour créer une armée de clones. Ici, dans WARS CLONE, on essaie de cloner un film, sans plus de succès que pour le clonage humain. D'abord parce que le clonage d'images est un non sens qui n'apporte rien de plus que les copies de films. Ici ça ressemble plus au "pompes" griboullées pour les exam' par un réalisateur paresseux.

Est-ce là d'abord du clonage ?

Dans le clonage humain on prélève sur un adulte une cellule différente de la peau , ensuite on l'introduit dans une ovule préalablement vidée de son noyau. L'embryon ainsi obtenu est ensuite introduit dans une " mère porteuse". Au final , le nouveau né devrait posséder le même patrimoine génétique que l'original. Ce procédé de clonade "reproductif" est pour l'heure loin de donner satisfaction et c'est tant mieux. Déjà on note depuis la brebis DOLLY que si on peut cloner toute sortes d'animaux, de la souris à la vache, le résultat sur le long terme n'est pas folichon.; Ca reste une version moderne de la Fable de LAFONTAINE " les animaux malades...".).

Tout ce que l'on peut espérer de bon dans le clonage humains c'est qu'il reste artificiel avec la nano technologie pour soigner des maladies jusque -là incurables.

C'est peut être tout cela qu'il faudrait dire aux spectateurs de WARS CLONE

En attendant, comme disait Boris VIAN:

" Ne vous tourmentez pas. Quand le monde sera plein de robots, quoi de plus facile que d'en inventer un doté, par construction, de la haine de son espèce?.

Alors, tous transformés en Nérons aux mains blanches, nous jouerons de la Lyre avec une ficelle et une boite de conserves en regardant flamber à nos pieds les hangards où les robots se tordront dans les braises  comme de présomptueuses fourmis, aux accents majestueux d'une chanson composée  par un jongleur prodige de deux ans, élevé dans les pattes d'une tigresse à l'abri du monde civilisé"

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18 août 2008

FRANCIS LACASSIN UN GRAND MONSIEUR

Quand j'ai recommandé comme lecture pour les congés le livre "pour un 9e art de la Bande Dessinée" je n'imaginais pas qu'un mois plus tard il nous quitterait....

Françis LACASSIN avait 76 ans.  C'était non seulement un Monsieur de l'édition qui  a  conseillé  des Editions comme 10/18 et Robert LAFFONT , mais aussi l'éditeur des oeuvres complètes de Jack LONDON, et plus encore un Historien. Professeur et Historien, il a permis que la Bande Dessinée soit reconnue comme un langage de masse accéssible à tous:

" De 1961 à 1968, J'ai eu l'ocassion de vivre une aventure exceptionnelle presque une croisade, pour faire reconnaitre la BD comme un art à part entière." Avec l'appui de personnalités poète comme QUENEAU, cinéaste comme FELLINI, réalisateur de télévision comme Jean christophe AVERTY et beaucoup d'autres, il a créé le centre d'étude de littérature et d'expression graphique puis obtenu que l'institut des arts et d'Archéologie de la Sorbone inscrive à son programme 1971/72 " l'histoire et l'esthétique de la BD" , institut où il a enseigné:

"L'image est le langage de la masse sédentaire , elle est enchainée à un support rigide mais son message reste accessible à tous. Mobile, l'image circule mais dans un cercle restreint"...

"Prétendre réformer les moeurs de cette société en censurant certaines  de ses manifestations c'est acquérir une bonne conscience à bas prix"...

La BD n'est que l'histoire d'une civilisation de l'image; c'est un produit de société".

Ce Gardois s'est tout naturellement passionné pour le cinéma et a réalisé plusieurs films et documentaires dans les années 60, en faisant redécouvrir le cinéma muet de Louis Feuillade par exemple et en écrivant "Pour une contre histoire du Cinéma".

Parmi les auteurs qu'il a publié, on trouve MALRAUX, R KIPLING, L CARROLL, R L STEVESON, Georges SIMENON  comme les "mémoires de CASANOVA" ou des auteurs oubliés ("Arsene Lupin' de Maurice leblanc, les oeuvres de P.MAC ORLAN, BOILEAU-NARCEJAC, Léon MALET..... et des recueils de contes de fées, qui ont fait de lui un spécialiste des littératures populaires ("la Marseillaise"du16 aout).

Parmi les livres qu'il a écrit , il y a : "Tarzan ou le chevalier crispé ( 10 /18°), " la vraie naissance de Maigret" (1982), jack LONDON ou l'écriture vécue" (1994) et bien sur " Pour un 9° art de la BD" (10/18).

Comme il le disait pour la BD, Francis LACASSIN a contribué, sa vie durant, à développer une micro-culture pour un public qui, sans lui, n'aurait  acquit aucune culture. iL A EU UN ROLE MIROIR QUI CONSCERNAIT INDIFFEREMENT LES IMAGES QU'IL A REFLETE.

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14 août 2008

BATMAN POURRAIT-IL SAUVER L'ITALIE DE LA CAMORRA?

Batman est de retour! Les Américains reprennent confiance alors qu'en France c'est haro sur les petites chauves souris infectées par la Rage...

On nous annonce que c'est 2 heures 27 mn de pur bonheur ; en tous cas les américains cinéphiles lui font un triomphe. On va voir si le débarquement en Europe se passe aussi bien?

J'ai vu à la télé, pendant mon congé, "Batman Begin" et je dois dire que j'avais été agréablement surpris par le scénario, la qualité de la mise en scène,etc, alors que depuis 1939 l'histoire est restée la même: Un heros humain fils de riches qui jure, après avoir vécu - en direct- l'assassinat de sa famille, de débarasser la ville des méchants.

Bruce Wayne continue donc à traquer le mal, à défaut de l'avoir erradiqué. DANS tHE DARK KNIGHT Ce sont le lieutenant de Police et le procureur de Gochum qui font appel à l'aide ( dans les BD  quand la police faisait cela, elle tracait dans le ciel une Chauve souris géante avec un projecteur)

C'est B. Begin qui m'a rappelé toute l'importance d'Alfred le valet de chambre (en fait dans la BD c'est lui qui est censé raconter l'histoire pour plonger lecteurs et spectateurs dans  l'imaginaire afin que tout le monde soit réceptif aux situations qui ne sont pas toujours compatibles avec le mythe du Héros (mariage de Batman,sa mort ou encore l'abandon de sa mission) Comme le rappelle f LACASSIN (voir mes précèdents commentaires) :" L'intervention du valet de chambre avait pour but de faire excuser les outrages imposés au mythe et pas d'introduire un nouvel effet narratif".

Bref, Batman sera cette fois encore un beau et grand justicier (pas un venjeur) plus sexi que jamais dans sa moulante tenue de chauve souris.

On aura surtout une petite pensée pour l'acteur HEARTH LEEDGER qui est décédé suite à une surdose de cachets.

Dans le role du méchant, il parait que celui-là dépasse toutes les bornes du vice.

Christian  Bale, Michael Caine et Gary OLDMAN sans oublier Morgan Freeman ( plus fort pour créer des super-gadgets que pour conduire sa propre auto) complètent la liste des géniaux artistes.

Il parait que The DART KNIGHT est une fresque épique et politique?

Un film qui lui est un vrai film choc, en proie à la réalité Italienne, c'est GOMORRA de Matteo GARRONE;

Quand on sait que ce film est sorti de Cannes avec le Grand prix du Jury on se dit qu'il y a peu de chance que l'on ressorte intact ou déçu de la salle obscure.

Ce film comme le dit Garrone " n'est pas un film " contre" la Camrorra mais un film sur "elle". J'ai voulu la montrer de l'intérieur , avec ses mécanismes, montrer comment on tombe dans l'engrenage et cette zone indécise où le bien et le mal se confondent. Si l'on pense à la Camorra comme une entité obscure à éradiquer, on se trompe. Ce qui lui permet de prospérer et de recruter des jeunes gens, c'est l'abscence d'instruction. Le trés fort chomage et le peu d'assistance fourni par les institutions. Le " choix" des jeunes garçons qui entrent dans la CAMORRA est un non choix, dicté par l'inconscience. Le moyen le plus efficace de neutraliser cette mafia, c'est d'améliorer le niveau de l'instruction et de donner du travail aux gens"(journal "lA MARSEILLAISE")

Il  n'y a rien de plus à dire que ce qui vient d'être dit par Garrone, si ce n'est de recommander aux cinephiles d'aller  voir BATMAN et GOMORRA, non pour comparer et juger, mais faire la part des choses entre le mythe et la réalité et trouver en fin de compte deux bonnes raisons pour continuer d'aller au cinéma et pour aider à ce que les choses changent, vite!

Comme dit Garrone: il faut que le spectateur entre dans chaque scène, presque pour ressentir les odeurs comme si lui même faisait un reportage de guerre ( le rêve des jeux olympiques ne durera pas 4 ans).

pS : Si vous voulez lire une bonne critique de livre allez sur le site De DASOLA ( GOMORRA/ L'EMPIRE DE LA CAMORRA DE ROBERTO SAVIANO)

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12 août 2008

L'ESPACE GRAPHIQUE DU FILM

Difficile en cette période estivale de trouver, parmi les films qui sortent, ne serait-ce qu'une affiche qui donne envie de s'enfermer au cinéma. "Momie" rappelle des films vu en 1992, 99, 2001....le genre film d'aventure et d'horreurs. L'autre film à l'affiche sortira, lui, le 20 Aout : "La fille de MONACO" d'Anne Fontaine.

Malgré une affiche (moche) qui se veut raccoleuse : "Savez vous pourquoi on couche ?" il parait, aux dires des premières critiques lues sur le net, que ce film vaut quand même d'être vu en cette periode au combien ambigue où la compét chinoise pour les 308 medailles d'or se mélange avec la guerre en Georgie et Ossénie,les revandications du Tibet, le drame d'Haumont ,etc,etc

La réalisatrice du film poursuit sa quête sur les humains et leurs ambiguités sentimentales. Le choix de la principauté de Monaco, le royaume où tout est permis si vous avez l'argent, est une façon élégante d'écarter les problèmes quotidiens du petit peuple.

ici on a à faire avec un avocat Parisien (Luchini)de cours d'assises qui prend son pied en parlant aux femmes, un agent de sécurité qui lui aime les femme pour le sexe, et entre les deux une présentatrice de météo qui veut vivre sa vie sans scrupule, ni tabou  pour combler ses  désirs refoulés en satisfaisant ses ambitions qui ne sont jamais petites quand on habite une principauté roturière.

A- t-elle réussie à semer le doute et le malaise dans la tête des spectateurs qui verront son Film; l'avenir nous le dira?

Je suis de ceux qui aiment quand le film est un espace graphique en relation avec un espace mental qui le produit et le soutien c'est à dire avec des images qui dégagent une culture dans les quels les sentiments sont interriorisés; bref, quand le film dégage une efficacité qui force le mental à interpréter et réinterpréter les autres images. Un bon film doit avoir cette élaboration graphique qui a une valeur communicative et une construction esthétique. On verra si la fille de Monaco a été plus efficace que notre pauvre Laure nationale qui, elle aussi, se voyait déjà....en haut de l'affiche.

Allez, pour me faire pardonner cette reprise laborieuse  comme disait Mamoud Darwich le pôéte qui vient de décèder: " Pense aux autres" : "quand tu te libères par la métonymie/ pense aux autres/ (qui ont perdu le droit à la parole)".

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06 août 2008

C'est reparti : Moteur !

Pour tout dire, je ne suis pas allé au cinéma en juillet , ce qui ne m'a pas empêché de suivre l'actualité .

Il parait qu'au vue de la fréquentation, les films français ont eu du mal à tirer leur bobine de spectateurs alors que les Américains surfent sur la vague du Box-office. Je pense que le réalisateur de "WALL.E" a raison quand il expliquait à un journaliste que les spectateurs n'aiment pas trop qu'on les culpabilisent (surtout en juillet quand ils ont 4 jours de congés pour destresser).... sans parler des soit disant " commédies" à la française où il n'y a guère que leurs auteurs pour croire qu'il suffit de mettre Daniel Auteuil avec Alain Chabat pour faire un film sensible et drole ("La personne aux deux personnes"). C'est comme ça que "Par suite d'un arrêt de travail" avec Patrick Timsit, "le bruit des gens autour" avec Emma de Caunes, "Murs porteurs" avec MIOU MIOU, "un monde à nous" avec Edouard BAER  font dormir des salles vides.

Bien sur que des films distribués par les Studio Dysney ont plus de moyens promotionnels, mais ça n'explique pas tout. On ne peut pas dire que, par exemple, " le jour du reste de ta vie" de Rémi Bezançon qui a attiré près de 200 000 spectateurs en 1 semaine, soit le fait de la présence  d' acteurs  vedettes (Jacques Gamblin et Zabou Breitman).

C'est indéniable que les films d'animations comme "WALL;E", " le monde de Namia 2" ou "Kung FU Panda" ont été programmés pour les vacances scolaires, mais sans la qualité, l'originalité  ces films d'animations, qui prennent plusieurs années pour aboutir, n'auraient pas déplacés 5 millions de spectateurs, grands et petits, vers les salles obscures, même climatisées, en juillet.

Ca me renvoit à ce que je disais avant de partir sur la nécessité, parfois, de se replonger dans des lectures anciennes comme " POUR UN 9° ART DE LA BANDE DESSINE" (Francis Lacassin). Moi même je l'ai relu, 30 ans après, à l'ombre des Platanes, et ma foi je trouve qu'il n'a pas pris une ride (contrairement à moi)....Il ne suffit pas de " travailler plus" comme le croient les bling bling de la politique, mais de réflèchir à comment travailler mieux (avec un petit plus pour notre pouvoir d'achat, car, même à 7 euros la place de ciné, on est bien forcé de faire des choix dans ce que l'on va aller voir)

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Posté par uscgtaphm à 09:15 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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