30 septembre 2008
MAGIQUE: UN CIRQUE COSMOPOLITE
C'est un film qui donne l'impression que ce cirque est fréquenté par les enfants du monde entier et qu'il est ouvert à tous les parents qui n'ont pas tirés un trait sur leur propre enfance. Quelques part ça rappelle aussi "la Strada " avec giulleta MASINA et Anthony QUINN.
Ce qui est bien avec les nouveaux talents de réalisateurs c'est qu'ils avancent sans se laisser arrêter par les Difficultées. Déjà pour trouver le financement Philippe MUYL a dû s'y reprendre à trois Fois avec Fance 2 et Canal +; Ensuite il a fallu trouver le bon décor naturel : c'est parti de la Drome pour terminer au QUEBEC en passant par l'Espagne. Et si en plus vous décidez, comme MUYL, de faire un film musical, non seulement il faut écrire des textes qui tiennent la route (24 chansons) mais encore trouver l'oiseau rare qui va vous les mettre en musique, c'est heureux de tomber sur un autre jeune talent CALI :
"Le réalisateur philippe Muyl m'a contacté alors que j'étais en tournée....Il m'a parlé des images, ça m'a inspiré." Forcément de se connaître ça pousse à aller plus loin."
Pour ne pas faire peur au chanteur Perpignanais, un jour, il lui a demandé comme un service de donner la réplique d'une scène. Après cette mise en confiance, il a laché le morceau pour que CALI devienne le BAPTISTE de son film: " il m'a proposé de passer devant la caméra...J'ai eu du mal. J'avais l'impression d'être un imposteur. Mais c'est vraiment la rencontre avec les acteurs et les gens du cirque qui m'a décidé. Et puis, le cirque c'est un peu ma vie. D'ailleurs j'aurai pu être un clown rêveur, l'inverse du clown entrainant qu'incarne Antoine DULERY " ( Journal "la Provence" du 28/09). C'était parti
Je pense qu'il n'est pas utile ici de vous rappeler le synopsis du film, mais plutôt de vous inviter à vous laisser gagner par le côté magique de ce film qui fait que très vite, au milieu de ce grand cercle familial, le sourire illuminera votre visage d'enfant. Le bouche à oreille c'est sur fera le reste.
Phylippe Muyl a tenu à préciser :
" je n'aime pas forcement le film musical, ni le cirque. Ce qui m'intéressait c'est la Magie des deux, et surtout les gens du cirque; c'était une manière de parler de l'enfance qui nous concerne tous".
Comme dit MARIE GILLAIN ( BETTY): " on a l'impression d'ouvrir un livre d'images et de pénétrer dans un monde parrallele, doux et enfantin".
C'est vrai aussi que cette manière d'aborder le sujet de la solitude, le besoin d'amour des petits et des grands, à travers la grande famille du cirque et des gens du voyage, comme on les appelle, est une façon de se projeter dans l'espace magique des clowns où la vie ressemble à un jeu qui n'est pas au final un jeu de dupes. Dommage que la vie ne soit pas ce cirque "magique".
Ce film va sortir sur écran le 22 octobre.
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25 septembre 2008
BELA TARR : ATTENTION OEUVRE D'ART !
Si vous cherchez un film de détente familliale pour fin de semaine oubliez "l'HOMME DE LONDRES" de BELA TARR.
Son ivresse pour l'art cinématographique ne vise pas à voiler les terreurs du gouffre. Ici tout est mis en oeuvre pour retranscrire la vraie vie qui plonge le spectateur dans l'intérieur de lui même.Ce n'est qu'à la fin, s'il s'est accroché jusqu'au bout, que peut être, comme le personnage central, il fera la paix avec lui même et retrouvera sa vraie vie, après avoir eu le courage de plonger dans l'abime que l'homme de Londres lui proprose.
Il ne s'agit pas d'un film de divertissement mais d'un film qui s'inscrit pleinement dans le 7° art. En ce sens il est en tout point similaire avec une oeuvre comme "GUERNICA" de PICASSO: la couleur(noir/blanc),les situations, l'atmosphère (l'isolement, l'impossibilité de communiquer avec l'exterieur ou seulement espèrer du secours),l'arrêt sur l'image (dans le film pendant une minute avec seulement un bruit lancinant qui dans Guernica est celui des Bombes). Picasso s'était inspiré pour démarrer d'une peinture de la Renaissance, Bela TARR d'un livre de SIMENON.
Alors, forcément si on va voir aujourd'hui " Guernica" en espérant comprendre PICASSO ou voir "L'HOMME DE LONDRES" pour comprendre BELA TARR, on repart déçus ("tout ça pour ça"), où amer ("plus jamais ça").
Nulle part ici, il n'a été question pour ces artistes de faire des "chefs d'oeuvres".
Comme le dit le Réalisateur de cinéma, il n'est pas là pour raconter des histoires, mais placer des éléments, des acteurs, des situations dans une cosmogonie (récit mythique de l'émergences des sociétés).Les faits doivent aboutir à un résultat hors norme.
On comprend quand il précise qu'il a moins besoins de mots pour traduire les émotions et qu'il apporte un soins particulier sur les plans séquences pour renseigner les spectateurs sur chacun des personnages. Il se sert aussi de la Musique de Mihàly Vig pour communiquer sa façon de voir le monde.
Ce film comme toutes les oeuvres de Bela Tarr doit être régardé comme une oeuvre d'art ( j'ai pas dit un "chef-d'oeuve"). C'est rien qu'un " travail pratique" d'un artiste du cinéma.
C'est comme "l'homme BACON" (artiste peintre)avec Mario VARGA LLOSA qui concluait son article par:
"le monde aurait-il pu être meilleur qu'il est ? Oui, peut-être, mais quel intérêt y-a -t-il à se le demander? J'ai survécu et en dépit des apparences, je fais partie de la race humaine.
Regardez moi bien.
Reconnaissez- vous"
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24 septembre 2008
PAUL CARPITA : UN HOMMAGE MERITE
"Hommage" La définition selon le dictionnaire : jadis c'était " le devoir que le vassal devait rendre à son seigneur"; la plus moderne parle "d'une marque, témoignage d'estime , voir de vénération".Pour moi , concernant le cinéma, je serais plutôt enclin à scinder le mot en deux "HOMME" et "IMAGES". Surtout dans le cas de PAUL CARPITA où l'on ne fait que réparer les méfaits de dame Censure pendant 50 ans !( l'Hommage doit être rendu à l'Homme et aussi à son cinéma).
"RENDEZ-VOUS des QUAIS" a été interdit et encore heureux que l'on ait pu retrouver une bobine pour lui rendre vie.dans les années 80. Tout ça parce-que le jeune homme de l'époque voulait faire partager sa passion du cinéma et lui apporter du sang neuf. Son tord était d'être un homme qui avait les yeux ouverts sur son époque (la guerre d'Indochine) , sur son envirronnement ( les quais avec les syndicalistes dockers), et sur la vie des gens avec toutes les difficultées de la période, mais aussi l'espoir d'une vie meilleure..
Alors que la censure policière faisait son oeuvre, Paul était occupé à tourner un autre film "RENCONTRE à VARSOVIE" qui, lui aussi, a failli passer aux oubliettes du cinéma :
"j'essaie de me rappeler pourquoi je l'avais occulté celui-là ?. En fait, il avait été primé au festival international de Moscou, en même temps que celui de marcel CAMUS , le futur réalisateur d'"ORFEO-NEGRO". Ensuite, je n'ai plus voulu en parler; je m'en veux aujourd'huii, mais c'était l'époque où l'Union Soviétique avait agressée la Hongrie. J'étais touché dans mon âme. J'ai mis la faute sur ce film, puisqu'il se passait en Pologne et qu'il y avait beaucoup de participant d'Europe de l'Est" ( Journal " La .Provence" 23/09);
Aujourd'hui on essaie de réparer, mais le mal est fait. Diau sait ce que Paul aurait pu apporter encore au nouveau Cinéma.
Celà dit, c'est super qu'une équipe autour de la société de production COPSI, basée à EGUILLES (Bd Rh), offre aux admirateurs de CARPITA et à celles et ceux qui veulent se lancer dans ce mêtier un DVD d'école qui, comme le dit la journaliste Ariane ALLARD, constitue le chainon manquant entre Jean RENOIR et la Nouvelle VAGUE du cinéma..
Dans ce DVD on trouve ,oûtre le film cité, un assortiment de 10 courts métrages qui permet de mieux comprendre la démarche du réalisateur.( avec des témoignages de ROBERT GUEDIGUIAN et KEN LOACH, et d'autres interventions ( journaliste, universitaires...)
Pour se le procurer tel 04 42 33 33 11... avant qu'il disparaisse lui aussi dans les coffres des collectionneurs !.
PS : le 20 sept, à 18h30, le CRDP d'aix-Marseille projéte à l'ALAMBRA la "RENCONTRE à Varsovie" (entrée libre) (Tel 04 91 91 07 99 )
Ce DVD s'intitule " DES LAPINS DANS LA TËTE"
Si vous souhaitez tout savoir sur ce réalisateur et sa Filmographie:
http;//pagesperso-orange.fr/paulcarpita/
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22 septembre 2008
Christophe BARRATIER SAIT SALUER LA BEAUTE
Après "les CHORISTES" Christophe BARRATIER nous offre son deuxième film "FAUBOURG 36".
Il avait montré dans son premier film qui a été un retentissant succés, qu'il savait créer des films sur fond vécu, avec des images réelles de la vie, et un scénario populaire et attachant. La qualité de son travail ne se limite pas à la beauté esthétique. Il crée en prenant pied dans la réalité de l'époque qu'il traite tout en évitant que le sens défigure la beauté du vécu. L'histoire qu'il raconte vise à montrer que le plaisir doit être fait par tous pour tous; que c'est plus précieux que l'évènement qui se déroule. Comme les créateurs artistiques, il joue avec le lieu de la réalité qu'il a choisi ( le film à été entierement tourné à l'étranger dans des décors , y compris pour le Faubourg). En ce sens, il crée des images qui ont la beauté de leur temps. La musique et la chanson l'aide aussi dans ce sens. Il a conscience que lorsque son film sort en salle, l'angoisse et la joie prennent des formes changeantes suivant les générations de spéctateurs. L'oeuvre d'art et les bons films sont souvent le résultat d'une lutte contradictoire entre les hommes et les contradictions de chacun.
Comme disait RIMBAUD :"Celà s'est passé, je sais aujourd'hui saluer la beauté". BARRATIER sait saluer la beauté de 36.
Barratier s'est souvenu dans un avion des chansons que l'on avait apporté à la maison d'édition de son oncle. Avec un budget de 26 millions d'€, il a pu finaliser l'idée de "Faubourg 36" De cette époque du cinéma lui était resté quelques films français "brillantissimes": "Il n'était pas question pour moi de faire une copie en noir et blanc avec une seule caméra, je voulais utiliser tous les moyens modernes pour magnéfier cette époque"...."Ce n'est pas le passé qui m'intéresse mais l'Histoire que je trouve formidablement dépaysante. J'adore m'immerger dans des mondes que je ne connais pas...C'est comme découvrir un nouveau pays". ..." J'ai tellement bossé mon plan de travail que si j'étais mort quelqu'un aurait pu réaliser le film rien qu'en suivant mes indications" (le journal du Dimanche 21 sept)
Barratier n'a pas chercher à faire un film historique sur les évènements de 1936; sur tous les acquis: les premiers congés payés, mais il n'a rien gommé non plus de ce qui à fait que cela restera comme un moment historique où la classe ouvrière s'est retrouvée pour faire front et arracher des révandications afin de retrouver, collectivement, leur dignité humaine alors que le contexte extérieur, avec la montée du nazisme et intérieur avec celle d'une ultra droite fasciste qui craind moins hitler, Mussolini et Franco que les dirigeants syndicaux et les rouges, est inquiétante. La particularité de cette lutte mémorable avec des millions de grévistes est qu'elle a été joyeuse malgré la difficulté: "Ce qui se dégage de cette époque c'était le côté bon enfant, même si les temps étaient dur. Tous ces hommes en grève qui levaient le poing cependant que leurs femmes leur passaient du saucisson. Un formidable espoir animait tous ces gens là".
Christophe a su mettre tout cela dans son film à travers les trois chômeurs qui décident de faire revivre le cabaret du faubourg qui a fermé ses portes. Non seulement il luttent pour le remettre en état mais il vont jusqu'au bout de leur démarche en créant un spectacle avec une jeune chanteuse qui va enflammer la salle. Côté intrigue politico-amoureuse c'est un agent immobilier, membre d'un parti fasciste, amoureux de la chanteuse, qui pense pouvoir récupérer cette jeune femme s'il réussit à faire capoter le projet de cabaret.
Quand on sait que dans ce film JUGNOT,CORNILLAC, KAD et MEXANCE PERRIN ( à découvrir) sont les acteurs de ce film où chacun occupe un premier rôle qui confirme que le bonheur ne peut être que " Collectif", on attend les retombées avec confiance car on est certain que tout ce beau monde sait saluer la beauté du cinéma de TOUJOURS.
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19 septembre 2008
SPECIAL: LA CENTIEME
c'est peut être pas tout à fait la 100ème, mais dans le tas de commentaires, depuis le début, j'ai bien du en louper quelques un .
De plus, je n'avai pas vraiment envie de commenter, ce matin:
"C'est dur d'être aimé par des cons" de Daniel LECONTE;surtout depuis que j'ai appris que SINE avait été licencié de " Charlie Hebdo".
Mais puisque nous sommes en période de remise des prix ( qui sont tous les jours à la hausse, à l'inverse de la bourse) et que le gouvernement envisage de remettre au goût du jour les "Bon point" dans les écoles (Dame PECRESSE se propose même de donnée une image pieuse de 200€ à celles et ceux qui auront réussi au bac pendant leur première année d'université si leurs bourges de parents ne sont pas imposables).
j' ai donc décidé, moi aussi, de décerner mon prix "SEGAL "cinéma"" à quelques blogs où je prend plaisir à musarder:
http://cinemadolivier.canalblog.com
http://helenablue.hautefort.com
http://certainsjours.hautefort.com
http://lafindesharicotshautefort.com
http://capitainnavare.blogspot.com
Petite Précision:
-Pourquoi R dans le Segal cinéma?
-réponse :je me Régale
applaudissement d'alex: RRRRRRRRRRRRRRR!
Annexe: les prétendants aux grands prix littéraires, médailles du travail, légion d'honneur ,etc peuvent continuer de se rapprocher des bottes de leurs députés pour obtenir leur "médaille de la vanité"
Rappel:le prix " POPON" de la République a été décerné, pour le quinquénat, à : CARLA BRUNI
ps :le gouvernement envisage une taxe écologique " Pique -nique" sur les produits plastiques, bois ,etc. A quand la taxe pour les créves-faim qui se jettent sur les buffets lors des avant-Premières cinématographiques ? Et pourquoi personne ne se précipite sur la BUFFET qui est pleine d'HUMANITE ?
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17 septembre 2008
LES BONNES SURPRISES AMERICAINES DE DEAUVILLE
Deauville, ça évoque souvent les chevaux, la vie cossue ; c'est sans doute pour celà que son Festival est consacré au cinéma Américain. Cette année, on a comptabilisé 65 000 spectateurs, même si les grandes vedettes américaines ont brillées par leur abscence. A la sortie et après les 2 récompenses atribuées, on comprend mieux cette discrétion. Heureuse surprise ce sont deux petits nouveaux qui ont rafflé la mise:
Tom Mc CARTHY pour the VISITOR qui a reçu le grand prix et Lance HAMMER pour BALLAST prix de la révélation et du jury.
THE VISITOR est le deuxième long métrage (après STATION AGENT -2003). deTom Mc Carthy qui en a été aussi le scénariste.
La présidente du festival a reconnue que " les discussions avaient été vives mais passionnantes dans le jury". Quand on connait le sujet traité, on peut parler d'une divine surprise même s'il ce film indépendant a déja dépassé les 10 millions de dollars de recette en Amérique, et si Richard JENKINS, dans le rôle principal, a décroché, de son côté, le prix d'interprétation masculine au festival de Moscou.
Les habitants de Deauville peuvent-ils imaginer une seconde être confronté au problème de l'immigration? Peuvent ils comprendre ce jeune tom qui pour remercier le jury lance du haut de la tribune:
"Je crois au pouvoir de l'ART. Ces films montrent que le changement et la paix vont arriver auxEtats Unis".
(Ce film doit sortir fin octobre en France.)
Voyons à présent l'intrigue :
Un professeur déconomie en pleine déprime est envoyé par son université du Connecticut à New -York pour y donner une Conférence. Il en profite pour faire un saut dans son appartement et découvre qu'il est squatté par deux immigrants : un syrien et une sénégalaise en situation irrégulière. la femme du professeur est décédée, c'était une pianiste de concert. Il décide donc de donner du temps aux deux visiteurs en continuant de les héberger. Le syrien lui apprend comment se servir du tam-tam et à oser aller jouer, dans les parcs de la ville, lors de prestations musicales improvisées.
Un jour le Syrien est appréhendé par la police qui l'incacère avant de l'expulser. Le prof qui avait recommencé une vie normale met tout en oeuvre, en vain, pour faire libérer cet ami qui lui a rendu le gôut à la vie.
Ce film plein d'émotions n'en dénonce pas moins les travers de l'Amérique pour sa politique de l'immigration.
La présidente (Carole BOUQUET) du Festival qui est de toutes les luttes des " sans papiers" en France peut s'estimer heureuse; le changement est arrivé jusqu'à DEAUVILLE, l'espace d'un Festival , et le cinéma Américain peut repartir la tête haute.
BALLAST de LANCE HAMMER (41 ans) est l'autre grande surprise américaine de Deauville 2008. Scénariste, monteur et producteur; ce jeune Californien a d'abord étudié l'art et l'architecture avant d'obtenir un diplôme à l'école du cinéma."BALLAST" a été tourné en 2007 ; son tout premier film, mais certainement pas le dernier.
Gageons que ce film, sombre et pour certains déprimant, sortira par le haut de sa tournée des festivals et que les spectateurs viendront nombreux encourager cette relève du cinéma américain. Pour ce film Hammer a fait appel à des comédiens non professionnels ; à partir d'un script de tournage et après avoir dépeint la plus part des personnages à partir des résidents de l'Hôtel Delta Cantons où tout a été filmé, Hammer a choisi de laisser chacun de ces acteurs choisir leur personnalité. Le Dialogue a ainsi évolué pendant les deux mois qu'ont durées les répétitions. Le film a ensuite été tourné en 35 mm, sans aucun décor autre que ceux existants. De ce point de vue on peut dire que c'est un film hyper réaliste proche du Style des Frères Dardennes.
question synopsis : LAWRENCE et son frère habitent dans une petite ville du Missippi .Ils ont pour voisine MARLEE-une mère célibataire- qui élève seule son fils James 12 ans. MARLEE confrontée au travail sous payée passe de longues heures à faire un job peu gratifiant et laisse son jeune enfant livré à lui même. Un enjeu conflictuel et violent se déclenche le jour ou on voit un jeune garçon dériver à la surface du DELTA DU MISSISSIPPI. Ce film est un retour sur le passé pour affiner cette vision d'espoir du passé et le regret douloureusement ressenti du présent pour ce qu'il est devenu entre temps. C'est à partir de ce rappel du passé qui lie encore ces trois destins que l'on va peu à peu comprendre les motivations et les causes de cette cruauté familliale. Malène la voisine a bien essayée de se mettre au milieu, mais au lieu de calmer les choses cela relance la fureur et la violence d'un conflit qui se déplace entre Laurent et MARLEE quand elle réclame une partie des biens.
Dans les conditions de vie de ce qui reste un drame famillial où se mèlent violence, misère et cruauté, comment se proteger d'une pauvreté dévastatrice et garder l'espoir d'une vie meilleure?
lance HAMMER veut rester réaliste:
"Notre pays est dans un état lamentable. Si on a un espoir aujourd'hui c'est dans BARACK OBAMA"
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15 septembre 2008
JAR CITY OU L'ENVERS DES GEYSERS ISLANDAIS
c'est jamais simple de parler d'un film étranger, mais quand on lit qu'il a reçu plusieurs distinctions (globe de cristal, Grand prix du Festival de Valenciennes...) on se dit que l'on prend pas trop de risque en le présentant. J'ai quand même lu des critiques d'horizons différents .
On connait peu l'ISLANDE et son cinéma et donc quand il sort un film on se dit que forcément çela peut aider le spectateur ouvert au monde d'aujourd'hui et au cinéma différent.;
JAR CITY est un film policier de BALTASAR kORNAKUR. Il l'a adapté d'un roman policier nouvelle école ("la citée des Jarres"). Donc, ne vous attendez pas à Découvrir l'ISLANDE façon catalogue touristique ou CLUB MED.
Les images sont bleu glacée, le casting froid est tiré au cordeau, des personnages réels mais hors du temps avec pleins de faiblesses qui rendent pas leur vie facile, au point que le flic enquêteur est obligé parfois de se transformer en généalogiste pour essayer de comprendre. Rassurez vous , il sait prendre son temps pour poser le décor sans être bloqué par les grandes étendués désertiques ( une maison ou il ne doit pas faire bon vivre même au coin du feu, des tombes en ruines ,des cadadvres dans la glace...) ou seulement par les personnages que l'on découvre.
La citée des jarres est un institut Islandais qui recense dans les cranes les maladies génétiques qui se perpétuent un peu partout dans le pays. C'est la dessus que se greffe cette intrigue policière avec un enfant rodeur qui découvre un homme assassiné, un voyou oublié de tous qui disparait pour de bon, un père qui n'accepte pas la mort de son enfant et par dessus tout ça un policier enquêteur qui a une fille junkie. Pour résoudre cette affaire il faut peut être chercher en fin de compte dans le patrimoine génétique des Islandais ? (La critique de " télérama" parle d'un "cauchemar exotique où se croiseraientt pêle-mèle une tête de de mouton mort, le spectre de la consanguinité et le courbes veloutées des collines islandaises... Ce film d'une beauté noire".) Pour le critique de la NVO ça reste un polar réaliste sans esbroufe de style, avec un casting parfait " mais une bande son un peu trop grandiloquente".
iNJU c'était l'envers de l'estampe japonaise, "Jar City "c'est l'envers des GEYSERS Islandais.
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12 septembre 2008
2 FILMS OU ON SITUENT LES "VRAIS GENS"
Le dernier film d'AGNES JAOUI s'intitule "PARLEZ-Moi de La PLUIE" ; il débute par la chanson de BRASSENS "ORAGE"et a été tourné en Provence avec des acteurs sympas : Jean Pierre BACRI ET Jamel DEBBOUZE ; la Réalisatrice tient le rôle D'AGATHE, féministe engagée sur qui Karim et Michel tournent un documentaire.
"je préfère tourner en Province, c'est plus détendu dit AGNES et Jamel d'ajouter : " C'est un carrefour des cultures ( la Provence), un brassage qui me fait du bien. Marseille est une porte de la Méditérranée. Nos grands parents sont arrivés ici. Il y a un tracé humain intéressant.... C'est un passage obligé pour les artistes..."( Journal "LA PROVENCE" 11-09)
Il parait aussi que c'est moins compliqué que d'aller tourner en Corse par exemple et ça coùte moins cher, vous dira un autre réalisateur. Est- ce que pour autant c'est "Plus belle est la vie", comme le dit la série télé à succés? certains Marseillais, pour pas dire la majorité, n'en mettront pas " leur main au feu"; mais bon, là n'est pas le sujet du jour. "Parlez moi de la pluie" (c'est vrai que par moment ça ne serait pas du luxe...dans notre région). Pour ce film, l'équipe a travaillée de 15 à 19 h par jour pendant 8 mois afin de construire la trame, puis les trois complices se sont lancés dans l'écriture des dialogues, réplique par réplique: " on avait une indifférence marquée vis à vis de l'Héroine , donc on est allé chercher des gens"
"Dans la vie j'adore me faire surprendre, quand mes idées reçues sont battues en brêche. J'aime essayer de comprendre les gens... il n'y a pas de bon, de brute et de truand dans la vie. Jouer les vrais gens, il n'y a rien de plus intéressant" ( A. jAOUI)
Rien que quand on entend ça, on a envie d'aller au cinéma. Pas vous ?
Un autre film va faire débat c'est "Entre les murs" La palme d'or de Cannes 2008. Il vient d'être projeté en avant première, avec parmi les invités, des profs d'écoles, dans 2 salles acrchi pleines.
Dans un article de jeudi "le PARISIEN" rapporte quelques réactions, à vif de professeurs, Proviseur...
Depuis la palme, le collège DOLTO connait une hausse d'inscriptions!
Selon Monique , le proviseur intérrogé, Le livre avait déjà divisé la profession . Et il risque d'en être de même pour le film (querelle sur les emplois du temps...) d'autres , des cinéphyles ?, se demandent encore en quoi ce film méritait la palme d'Or !; les déçus de la profession le trouvent "caricatural", mais il reste des défenseurs comme Monique :" il montre bien la difficulté d'enseigner, comme on peut se sentir mis en danger, combien on ressent de tension et d'émotion dans l'établissement....au quotien, à force d'assumer toute l'injustice sociale, on finit , parfois, par l'oublier....
"Moi j'y vois surtout la démarche humaine" note un ancien principal du collège.
Bref, on l'aura compris les 2 films " Parlez- moi de la pluie" et "entre les murs" ou "parlez-moi de la pluie entre les murs"( et même en dehors des salles c'est pas interdit), sont 2 histoires différentes qui parlent des vrais gens d'aujourd'hui et qui donc, forcement, vont faire discuter et c'est Tant mieux , Non?
Comme dirait MAN RAY : " après tout, les artistes sont les gens les plus dangereux du monde. Ce sont eux qui commencent toutes les révolutions".
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11 septembre 2008
ROMAN ET SCENARIO, C'EST PAS LA MEME SALADE;
D'accord, aujourd'hui, on est le 11 septembre de triste mémoire, mais c'est pas pour autant que l'on doit subir n'importe quel horreur cinématographique sous prétexte qu'elle est l'oeuvre d'un Littéraire....
Ecrire un roman, puis en faire un scénario pour en tirer un film, sont deux mêtiers différents. Michel HOUELLEBECQ a voulu en faire l'expérience avec son livre "La possibilité d'une île"( Roman 2005); à la sortie, la critique est unanime pour dire que le clone est un petit "navet" cinématographique.
" Que ce soit un livre ou un film, dit HOUELLEBECQ, ce que je peux faire ne ressemble à rien. Donc, plutôt que d'essayer d'expliquer à quelqu'un, il vaut mieux le faire soi même".
Pour faire ce film, l'écrivain sulfureux a dù mettre la main à la poche et se contenter de décor qui rappelle le " carton pate" d'antan et nos nombreuses friches industrielles, plus que le futur.
Même les raisons d'être du livre (la quête d'un amour possible et éternel sur terre) s'est fondu dans la caricature, et la qualité de l'image et du cadrage ne rattrape rien. Etre réalisateur ne s'improvise pas, même si on est catalogué écrivain à succés.
Le film "La possibilité d'une île" reste au niveau du clone artificiel et sans beaucoup de cellules de matière grise. Pour rester gentil, on dira que c'est un film " expérimental" plutôt que "futuriste" ou de "science- fiction", qui, comme le dit son auteur, ne ressemble à rien.
Si vous voulez vous économisez voici résumé de quoi ça parle( à ce qu'en a écrit la critique):
Un homme du 20° siecle qui se dit "prophète" rassemble quelque illuminés vitimes de la solitude sociale et urbaine, comme il y en a beaucoup dans les sectes, afin de trouver la vie éternelle. Le fils du gourou des "Hélohimites" refuse et s'enferme dans une cellulle où il va étre cloné de génération en génération . Le 25° Clone, Daniel, sort de son enfermement et découvre que la vie terrestre est autre que le clonage, à condition de trouver l'âme soeur idéale. Entre temps la terre est devenu une friche et un vaste désert . L'Amour , avec un grand A , se limitera pour Daniel à une longue traversée du désert et à une rencontre qui restera platonique avec une superbe femme de couleur. Au final il reste, parait-il, " la possibilité d'une île" quelque part . C'est HELO..LIMITE.
La présence de Houellebecq qui fait une apparition en début ( pour imiter le Grand HITCHCOCK?), comme l'a écrit un critique : " montre l'anémie du débutant peu convaincu".
On aurait envie de lui conseiller d'aller à la Ciotat pour visionner déjà les 35 courts métrages de 3 minutes réalisés par quelques grands talents du cinéma d'aujourd'hui et les 60 autres petites merveilles en compétition pour qu'il se fasse une idée de ce que cela veut dire de faire du Cinéma, même de court métrage ( Festival de courts metrages à la CIOTAT Bd R du 11 au 14 septembre au Cinéma LUMIERE place Evariste Gras tel 04 86 13 22 70).
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09 septembre 2008
MAMA MIA LE FILM DISCO
C'est un film de PHYLLIDA LLOYD Tiré d'une comedie musicale a succés (LONDRES 1999).
A défaut de la voir en chair et en os, on verra avec nostalgie MERYL STREEP ( Donna) qui veut marier sa fille, laquelle SOPHIE veut d'abord qu'on lui révèle qui est son père. Un scénario aussi mince qu'un cordon ombilical. La noce doit se dérouler sur une île où Donna a invitée tous ses meilleurs amis et les trois avec qui elle formait le trio DONNA AND THE DYNAMOS qui s'éclataient sur les tubes du groupe ABBA.
Ce groupe qui a triomphé de l'Eurovison en 1974 avec "WATERLO" est surtout resté dans toutes les mémoires musicales pour "GIME,GIME,GIMME", "DANCING QUEEN" et "MONEY,MONEY,MONEY (si vous voulez vous souvenir avant d'aller voir le film allez sur: "Trouvez tout.org clip vidéo-abba. hhtm"). ces 3 tîtres devraient suffir à faire remonter votre fièvre du samedi soir.
Et comme MERYL STREEP est une grand actrice que j'adore et que, parait- il ?, elle met le feu dans ce film de divertissement ( elle danse sur le lit en salopette moulante), on lui pardonnera tout, même si elle a cachée le nom de celui avec qui elle a connue un Waterlo de jeunesse
C'est un film MONEY, MONEY.... à voir pour déstresser du travail.
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