29 octobre 2008
HOME / UN INTERIEUR QUI RASSURE ET ATTIRE LE BONHEUR
Ursula MEIER est une nouvelle venue dans le clan de la réalisation féminine. Cette réalisatrice SUISSE ouvre son compteur avec un film "HOME" qui se déroule à l'abri du monde extérieur (temporairement, jusqu'à ce que le fils vienne dire " j'ai vu une voiture de chantier"). la réalité est symbolisée par cette autoroute inachevée au milieu d'une campagne qui s'étend à perte de vue sous un soleil d'été. MEIER apporte sa sensibilité de femme et développent ses expériences de la sensibilité qui développent les idées. Comme disait Marguerite YOURCENAR: "sans la sensibilité l'idée reste au plan du problème abstrait ou statique. Des gens qui n'ont pas eu faim, ou n'ont jamais vu des gens qui avaient faim, en restent au problème sur papier".
Il semble que c'est cette coupure avec la réalité brutale ( qui est pour la mère aussi sans doute une façon d'effacer son passée de "soixanthuitarde") et cette vie en marge de la société qui vont favoriser le bonheur famillial retrouvé avec le retour du père de ses enfants (Olivier GOURMET). Dans ce Home, c'est comme un retour au point Zéro. Cette réalisatrice qui promet (son film, non primé, a été projeté au festival de Cannes) utilise le langage du conte pour débattre de l'idéologie à travers l'esthétique du langage qui se veut en marge de la réalité sociale et politique d'un lieu qui reste non identifiable géographiquement. Le bonheur qui se dégage peu à peu de cet intérieur reste une critique indirecte de ce qu'est le monde (abstrait) extérieur. Au final ce film est un instrument de réflexion pour les spectateurs qui n'auront pas perdu de vue d'où ils viennent et qui ils sont, une fois sorti de la salle de cinéma.
On peut qualifier ce film de structure mentale métaphorique. C'est en tout cas le modéle théorique de Ursula MEIER. En ce sens, elle rappelle l'artiste Roumain ZVI GOLDSTEIN* qui pour ses expositions traitait l'espace en monde clos par l'appropriation de données (sol, mur, vol) et qui faisait appel à un matériel ambigu comme les faux objets fonctionnels (un assemblage hésitant entre le statut d'objet industriels et le statut de sculptures).
Home ressemble par bien des points à l'oeuvre de cet artiste intitulé "Tiers monde et monde 3" (1980) qu'il définissait comme une affiche, un théâtre qui donne à voir et à lire; un ensemble avec une juxtaposition d'images et de textes qui soutiennent un rapport nécéssaire entre l'art et la réalité, entre l'esthétique et la politique , entre le monde des choses concrètes et celui des possibilités.
Le film de MEIER est lui aussi une structure constituée par une relation dialectique du texte à l'image-objet. La maison de ce film est essentiellement un lieu de méditation sur le bonheur (bonheur forcement éphémère).
Isabelle HUPPERT y tient le rôle de la mère de famille obstinée qui veille sur le bien être de sa tribu mais qui ne parviendra pas même à empêcher la fuite de sa fille ainée, ni le saccage de cette forme de vie factice dans un paradis artificiel (elle redoute le moment où les travaux de l'autoroute vont reprendre et l'ouverture à la circulation avec des vehicules qui même s'ils ne feront que passer à pleine vitesse mettront fin à ce havre de paix et de sécurité en prenant la forme d'envahisseurs)
" j'ai voulue échapper aux recettes", déclare MEIER; en tout cas, elle n'a pas louper son plat!
*Zvi GOLDSTEIN: artiste né en roumanie en 1947 et installé en Israël depuis 1958. Il est diplomé de BEZALEL ( prix de l'Art Israelien).
*
28 octobre 2008
QUANTUM OO7 : L'ESPIONNAGE A LA DECOUPE
Le 22 ème JAMES BOND se veut la suite de "CASINO ROYALE" qui, lui, était censé montrer les vrais débuts de OO7 dans la carrière d'espion à partir du Roman référence de Ian FLEMING (1953). C'est ainsi que l'on avait découvert le physique du débutant incarné par Daniel GRAIG:
" j'ai été attiré par la complexité des émotions du scénario et la manière dont évolue le personnage plus sombre, ce qui correspond à la manière dont le dépeind Ian Fleming à l'origine"
C'est pour celà sans doute aussi que les inconditionnels de OO7, d'avant 2006, avaient été déboussolés par ce personnage plus terre à terre, plus physique et solitaire, sombre et sérieux, voir brutal dans sa méchanceté qui se surprend à tomber amoureux de sa partenaire au point de s'offusquer de pouvoir être trahi. Pour ces spectateurs qui avaient du héros une image immuable, malgré 3 changements d'acteurs dont le dernier était Roger MOORE, ce rajeunissement brutal était resté difficilement acceptable, à contrario de la critique unanime à saluer la qualité du scénario de "Casino palace" .
"QUANTUM SOLACE" se veut donc la suite d'une histoire d'amour qui a tournée au vinaigre pour Wesper (Eva GREEN). Cette l'attachée du Trésor, jolie mais complexe,( avec quand même des sautes d'humour quand elle rencontrait son prince charmant quelle sentait vulnérable et solitaire) savait aussi plaisanter à chacune de leurs rencontre.
Dans le premier épisode de ce retour au source Martin CAMPBELL, le réalisateur, avait fort bien dessiné la morphologie et la psychologie des personnages principaux en se basant sur un scénario d'origine qui expliquait cet effet de causalité. Un scénario dense et logique avec un bel enchainement d'actions et plusieurs coups de théâtre qui faisaient du méchant Mr CHIFFRE un mégalo rusé pour arriver à ses buts :diriger le monde en gagnant de plus en plus d'argent.
Marc FORSTER qui lui succède pour cette suite a voulu privilègier l'action de Bond qui veut à la fois mettre fin à la maffia qui, à présent se sert des ressources naturelles ( des réserves d'eau souterraines) pour controler les affaires du monde, et venger la mort de sa chérie. L'abscence d'un scénario abouti, malgré qui soit inspiré d' une petite et médiocre nouvelle de Ian Fleming, ne confirme pas la suite du précédent, et n' aboutit pas à donner son envol au James Bond futur. Cela est sans doute pour beaucoup dans le sentiment mitigé de la critique.
FORSTER a beau s'appliquer à montrer dans des plans rapprochés chaque détail physique de ses personnages, ça reste du travail en surface qui met en valeur le travail de chaque acteur mais ne dévoile pas grand chose de la motivation profonde des personnages dans l'intrigue. Seuls, les spectateurs qui n'ont d'yeux que pour les actions spectaculaires de Bond seront satisfait du résultat de ce blockbuster;" j'ai toujours été abonné aux films d'auteur et je révais depuis longtemps de m'essayer au film d'action. J'ai voulu me faire plaisir! et retrouver avec les scènes de cascade abracadabrante les anciens James Bond" -Marc FOSTER-(" le journal du Dimanche").
Bref, ce film manque de ce travail de recherche (autres que que des actions spectaculaires), d'écriture.....
"Le problème de l'espace plastique ( ou "filmique", c'est moi qui ajoute) n'est pas seulement un problème de contenu ou de contenant, mais d'adaptation d'un contenu à un contenant, ni l'un ni l'autre n'étant isolables...Il exige qu'on tienne compte, à la fois, de ce que l'on représente et de la manière dont on le représente...l'essentiel est de comprendre qu'il n'y a pas de représentation plastique de l'espace qui s'écarte d'une appréciation intellectuelle et sociale des valeurs " -Pierre FRANCASTEL-
*
24 octobre 2008
1OO ième : SILENCE CA TOURNE!
Au départ je m'étais fixé l'objectif de couvrir une année. Il faut croire que l'actualité cinématographique a été de trés bonne qualité puisque avec 2 mois d'avance me voilà à mon 100 ième commentaires !.
Ce n'est pas encore l'heure du bilan, mais disons qu'à ce stade les surprises n'ont pas manquées; d'abord parce que les visiteurs n'ont pas été ceux à qui on pensait ( par exemple celles et ceux qui trouvaient dommage que l'association fasse beaucoup de billeterie de cinéma et spectacle mais ne parle pas des films autres que ceux qui font des succés d'entrées). J'ai donc ouvert ce blog en pensant que chacun viendrait y apporter sa contribution de découvertes ( d'autant que je peux vous l'avouer, même si j'aime toujours autant le cinéma, j'y vais de moins en moins souvent). Vous connaissez le dicton " protégez- moi de mes amis...." Par contre j'ai découvert des visiteurs inconnus, y compris de pays lointains, et le blog de certains (es) qui m'ont donné l'envie et le courage de continuer.
Pour cette centième, j'aurais souhaiter pouvoir offrir autre chose que des mots, même si la présence virtuelle du blogueur a aussi son charme.
A défaut, je vous ai déniché dans un ancien numéro des "Cahiers du cinéma" quelque chose qui devrait exciter les papilles gustatives et visuelles des amoureux du cinéma qui se demandent toujours: comment l'idée vient au film?.
L'article des cahiers était accompagné d'illustrations photographiques diverses et variées, mais je pense que les mots là se suffisent à eux mêmes pour être compris de tous.
SANTE!:
ESQUISSES ET NOTES DE TRAVAIL
par Jean Yves ESCOFFIER
" j'ai profité de tout celà
et de bien plus encore
je l'avoue".
En premier écouter,
aussi bien un mot prononcé qu'un mot qui ne le serait pas. Respecter les forces autant que les faiblesses, les choses précises autant que celles à découvrir, un dormeur a toujours une longueur d'avance; ne pas briser son rêve
A propos de tout ne rien faire trop tôt. Se laisser émouvoir, guetter les pistes et les apparitions.
Ne pas craindre de faire raisonner
toutes les forces disponibles
et leurs pointes d'équilibres.
Une chance sans rivales pour un film, sa préparation. Travail, jeux, concversations. Le délice est permis.
La méthode serait trés simple
Soulever délicatement la paupière. S'efforcer au mieux d'ouvrir des yeux indemnes
Il faut nourrir ses yeux pour les rêves, la nuit
Il faut nourrir le virus
Il faut servir le metteur en scène ( = le film)
En cas de grandes résistances et de difficultés on essaie de rêver trés fort au film comme à l'eventuelle promesse d'un cadeau ( ça aide !)
On recherche un avion, le casting est long, il le faudrait aussi grand et costaud.
Sinistre ! tous les réflecteurs sont plats !
Il faut courber, creuser, inventer, faire
d'autres formes de réflecteurs pour la lumière
un prédécesseur Mariano FORTUNY !
Il s'agissait de mettre de la couleur sur le noir et blanc. Eviter l'effet, "agir franchement", ne pas détourner l'expression.
(étude)
Bleu- Jaune - Rouge. Attention fort mais peu.
Surtout sur les personnages.
Les images s'ouvrent du dehors comme du dedans. Le jour les met en branle et c'est à leur musique que ma tête oublie son poids. Chasser l'oiseau lourd de la réflexion, faire prisonnière l'agitation des heures. Un visage est plus beau que ce monde où je vis, c'est le mystère à l'état chancelant. Tout peut s'effacer ou apparaître pour une émotion dont nous ne serons jamais quittes et c'est justice, réussite ou échec, fortune ou infortune? Puisse rien ne jamais être acquis.
Oser, oser tant qu'il est encore temps. L'imperfection serait la cîme, comme une malice étrange des sentiments, une faille de la fiction que la réalité devrait vaincre.
"LES YEUX SONT LES FOUS DU COEUR ".
Ps : notes sur J y ESCOFFIER
Ce CHEF OPERATEUR Lyonnais est décédé en 2003 à Los ANGELES, à 52 ans.
Il avait débuté la carrière comme assistant opérateur de Claude LAZNZMAN ("SHOAH") avant de devenir chef opérateur pour plusieurs réalisateurs dont Agnes VARDA ("Ulysse") et Coline SEREAU (" trois hommes et un couffin"). Il avait d'entamé par la suite une carrière américaine ("THE CROW"...)
Il allait commencer à travailler avec David LYNCH et Wong KAR-VAI quand il a été emporté par une crise cardiaque.
*
23 octobre 2008
UN CONTE DANS LES BAGAGES DE L'HISTOIRE HAITIENNE
Ce sera certainement un film qui sortira trés vite du circuit commercial traditionnel . Qualifié de OFNI ( objet filmique non identifié) "MANGE, CECI EST MON CORPS" est une oeuvre baptie comme un conte dont on aurait remplacé les paroles du conteur par des images pour transmettre l'histoire, le patrimoine culturel, les moeurs et les coutumes des ancêtres haïtiens. Il n'est pas certain que l'ascence d'expressions du folklore haïtien (remplacée par beaucoup de "merci") permette aux spectateurs qui forment encore l'auditoire des contes traditionnels de se délecter du langage imagé de ce film pour remplacer tout dialogue ?. La Tradition orale trouve ici une autre approche technologique, mais d'après des Haïtiens cet " assaut- qu'on pourrait qualifier de passif de la technologie ne devrait pas mettre en péril le contre haitien. Sixte est mort, mais a donné à l'oralité haitienne un stimulus extraordinaire en utilisant la technologie audio pour transmettre ses histoires...." (http//www.alliance- haiti. com).
"Mange, ceci est mon corps " semble être ici la parole de HAÏTI la noire qui continue de vivre malgré son extrème pauvreté, la politique qui la gangrène et la misère de ses habitans qui restent. C'est donc un message d'espoir, une invitation à survivre pour tous les haïtiens où qu'ils se trouvent, à "vivre par dessus tout". Le plus compliqué, si on cherche d'entrée à tout comprendre, c'est pourquoi deux femmes blanches -Madame- (Sylvie TESTU) et sa mère agonisante, reclusent dans une immense maison de maître de l'époque coloniale avec des couloirs obscurs, se sentent missionner pour nourrir les plus affamés de la localité avec du lait ( d'autant qu'on voit Madame , souvent nue, comme sur l'affiche), plonger la tête entière dans la cuve de lait qui sert de baignoire aux petits enfants noirs alors que l'eau ne manque pas dehors) ?
la réponse nous est donnée par Eric LORET:" c'est une chanson de Gainsbourg intitulée BLACK an White : une négresse/ qui buvait du lait/Ah/se disait elle/ si je le pouvais:Tremper ma figure /dans mon bol de lait/ Je serai plus blanche/ que tous les Anglais.
Pour le réalisateur Haïtien Michelange QUAY l'idée était qu'avant tout le spectateur vive quelque chose et pas forcement qu'il suive ce que lui a voulu dire (comme à travers un conte oral) de ce Haïti en fête.
Le but est de faire entrer, trés vite, le spectateur dans une transe hallucinatoire à partir de ce bouillonnement de rapports humains de l'extérieur et le calme de l'intérieur où le blanc est partout ( la nappe, les habits de la mère agonisante, la chambre et même la crème du gâteau que les petits noirs, en costume noir, dévorent des yeux).
Reste à décrypter le sens que donne Madame à son attirance folle pour son serviteur - noir- au prénom de lord anglais (PATRICK);
Comme les Conteurs de son Pays, QUAY a essayer d'impressionner son auditoire qui, à defaut de trouver un mapou (arbre haitien géant), se rendra dans les salles qui projèteront, avec courage, ce film plein de devinettes. Ce réalisateur formé à New York a profité de son premier film pour rappeler qu'il n'avait rien perdu de ses racines et de sa liaison spirituelle avec l'Afrique. On regrettera qu'il ne s'engage guère pour dire ce qu'il pense du système politique haïtien actuel (moeurs politiques, coco- macquaque, coup de baton, manipulation électorale des riches familles...) mais peut -être que cela aussi fait partie des devinettes de ce film charnel, mystique et poëtique à la fois ?.
*
22 octobre 2008
DERNIER MAQUIS : LAISSEZ-VOUS CONVAINCRE
Il faut laisser à la porte de la salle de cinéma toute idée préconçue sur le cinéma de maintenant, ouvert sur la réalité sociale et le monde du travail.
RABAH AMEUR ZAIMECHE fait partie de ces hommes qui, comme le disait ARAGON, " Veulent exprimer, qui ont de l'expression, une conception trés haute, je dirais vitale, qui croient à la mission des artistes, sous une forme ou sous une autre, suivant le pays et les sociétés...L'oeuvre d'art est le résultat de la lutte des éléments contradictoires d'un monde , d'une société dans l'homme, des contradictions même de cet homme"
Ce réalisateur Algérien de quarante deux ans a livré avec "le Dernier maquis", qui est le Troisième film aprés "WESH,WESH..et " BLED NUMBER ONE", non seulement un combat contre les contraintes sociales (notament pour le financement) mais aussi contre l'ignorancve, l'incompréhension de ce qu'est le monde salarial d'aujourd'hui, les nécessités quotidiennes, les préjugés etc, afin que ces errements extérieurs ne viennent pas contrarier sa création artistique, car ce film est, et reste, une oeuvre d'art comme le tableau abstrait qu'il avait peint un jour et qu'il retranscrira dans la dernière image de son film avec l'empilement de palettes rouges.
Film de divertissement ?, il faudrait d'abord s'entendre sur ce que celà signifie vraiement. Ce serait tout aussi erronné de le quantonner au film social sur le travail et la religion même si c'est la la trâme du sujet traité. Il faut regarder ce film comme la partique d'un artiste du cinéma qui ne filme pas pour ne rien dire, mais qui ne vous oblige pas à partager son point de vue non plus.
Film artistique, il est certainement par les choix de son réalisateur dans le décor d'abord: une Zone industrielle et un garage de la région parisienne avec au fond des cuves de carburants, un canal et une colline (qui lui servira aussi a faire des plans de haut vers le bas qui donnent l'impression de "plan de grue", dira-t-il);
il y a ensuite le choix de chaque élément : les palettes de bois rouge étant l'élement principal ( plus de 1000 que l'on empile en colonne et que l'on déplace).
Il y a encore le choix des couleurs; son premier film se passait en quelque sorte dans la prairie avec une lumière jaune solaire ( le bled africain). Dans le deuxième, c'est le bleu qui dominait et la Dans ce dernier maquis c'est une lumière bleu mettallique qui enveloppe tout ,même les salopettes des ouvriers du garage (un clin d'oeil à la période bleu de Picasso?).Un bleu que le rouge sanguin des palettes exalte. RABAH ne s'est pas contenté de filmer en couleur, il a peint avec sa camera chaque plan en évitant une dispersion de couleurs.
Au final, le spectateur se retrouve sur les gradins d'une arène (la zone industrielle) ou plutôt sur les gradins avec au centre la piste de cirque, avec des lions enfermés derrière des grilles ( les palettes) et un dompteur qui n'est autre que Rabah qui tient le rôle de MAO le patron musulman qui veut obliger ses ouvriers à fréquenter sa mosquée qu'il a ouvert et qui décide d'imposer son IMAM alors que la majorité des ouvriers étrangers mécaniciens sont avec son frère pour une pratique plus ouverte de la religion et une autre façon de concevoir le travail des ouvriers. Ensemble contre le patron, ils vont se lancer dans un mouvement social (réquisition du garage) qui va finir en tragédie.
Le tître lui même est choisi avec minutie pour donner à comprendre de quoi il s'agit ( le maquis renvoit à l'idée de la résistance dans la clandestinité)
Les sons ; en dehors de la musique, se limitent à un bruit d'avion dans le ciel,au bruit des camions et des trans palettes, comme si on voulait donner l'impression que si la zone n'est pas abandonnée, elle est quand même un lieu en marge de la ville ( la lumière réussit quand même à percér les palettes par des petits trous qui symboliquement montrent que ce lieu fermé reste ouvert sur le réel extérieur).
D'autre part l'épisode humoristique du Ragondin qui a quitté son térritoire et son élément (l'eau) montre que cette fiction est aussi un film qui n'oublie personne de la réalité térrestre.
Ce n'est pas pour la même raison que le réalisateur à fait sauter au montage la présence féminine qui au départ devait être une prostituée, mais c'est vraie que cela aurait brouillé beaucoup de choses et n'aurait rien apporté de plus; au contraire cela aurait certainement suscité beaucoup de questions et de polémiques alors que la question du film n'a rien à voir avec la femme et l'Islam ( le voile...).
A part les critiques qui, par idéologie, cantonnent ce film dans le créneau du film social, la majorité de ceux qui l'ont déjà vu ( il a été projeté au festival de Cannes lors de la quinzaine des réalisateurs) parlent d'un film ambitieux et réussi:
" j'ai voulu traitér la question de la pratique de l'Islam et du monde du travail avec une complexité dont on ne tient pas assez compte dans les relations aux travailleurs musulmans, alors que la religion est souvent pour eux un dernier rempart."
La question de la désignation des Imans fait l'objet de nombreuses controverses comme celle de la construction des Mosquées dans de nombreuses villes dont Marseille.
"Cette histoire est un drame prolétarien du 21° siecle qui interroge sur la place de l'ISLAM et le sort réservé aux imigrés qui s'abiment pour un salaire de misère"
ZAIMECHE n'a pas cherché à faire un film de militant ouvrier et le choix de la caméra fixe au centre de la zone , oûtre qu'il permet de filmer sur 360 degrés en fixant chaque détail du décor et des personnages,vise à donner l'impression que ce pourrait être un film documentaire ( ce qu'il n'est pas).
*
20 octobre 2008
La BIOPIC de MESRINE
Les spectateurs français des années 30 raffolaient des films policiers parceque c'était l'occasion pour eux de se livrer à des exercices célébraux pour découvrir quel stratagème développaient les gansters et la police pour triompher de l'adversaire.
" C'est somme toute un jeu d'échecs, disait Roger Vaillant dans son article " POURQUOI NOUS AIMONS LES FILMS POLICIERS"...."ainsi le Bandit prévoit que le policier prévoirait son attentat, et il feinte. Mais le policier a prévu que le bandit prévoirait qu'il prévoira l'attentat et il pare la feinte. Mais le bandit a prévu que le policier prévoira qu'il prévoira, qu'il prévoira, etc.. Les films policiers ont un autre attrait, ils montrent les hommes qu'ils voudraient bien être, mais qui sont incapables d'être."
Depuis le début de l'année la mode est à la BIOPIC (biographie filmé) de toute sortes de célébrités: Piaf ( la chanteuse), Sagan ( l'évrivain), LE Ché ( politique), Zidane ( sportif) , des gansters SPAGGIARI et aujourd'hui MESRINE.
"MESRINE, L'INSTINCT DE MORT" est un premier Film de J F RICHET qui aura sa suite et fin en novembre.
Mesrine a , parait-il, donné mauvaise conscience à une partie de la société Française avec sa vie basée sur la violence et la haine de la société?: " j'ignorais que fonder une famille et voir vivre les enfants que l'on a fécondé ( il en aura 3) est la base d'un vrai et sain bonheur; que l'héroïsme c'est peut être justement de faire face à la vie et à tous ses problèmes. Mais tout cela, je ne le ressentais pas" ( in Dimanche en france)
La vie de ce personnage est celle d'un soldat dans les paras, qui, dès son retour de l'ALGERIE fait sa guerre personnelle dans le banditisme . Il passe des petits larcins au vol en appartement avant de s'attaquer aux banques avec le milieu parisien. Il deviendra l'énnemi N°1 au QUEBEC et 15 jours après sa sortie du quartier de haute sécurité, il retournera libérer son compagnon de détention. Il reviendra en France terminer sa vie de dangereux malfaiteur que quelques uns essaient de comparer au robin des bois car cet individu aime à multiplier ses déguisements (avec des perruques). Comme dit VincentCASSEL qui l'incarne à l'écran: " c'est une des grandes gueules prêtes à en payer le prix" ..." il avait une grande lucidité et une mégalomanie affichée"....Mesrine reste une îcone du contre pouvoir... Comment un type qui se vantait d'avoir tué deux arabes, peut-il avoir une quelconque aura en banlieue...I l semble que certains puissent tout pardonner". (JOURNAL DU DIMANCHE ET LA pROVENCE)
"Mesrine savait ce qu'il encourait " ( vincent Cassel)
Selon le réalisateur avec les 2 films les gens vont connaître plus concrétement ses qualités et ses défauts: "il avait une capacité d'adaptation hors du commun"(V.C)
Difficile de passer à côté de Mesrine ce mois ci car non seulement il va y avoir ces deux films, mais on ressort sa biographie ( l'instinct de mort), France- inter lui consacre plusieurs émissions, la télé ne sera pas en reste, comme si la France avait trouvée - là le moyen de relativiser les exploits des traders et des banques qui ont plongées le capitalisme dans un énorme Krach boursier; à moins que ce soit l' exploit de DSK le Directeur général du FMI avec une de ses collaboratrices responsables des fonds ?
Bref, je ne sais pas pourquoi chaque jour on nous sort un nouveau roman policier; va falloir qu'on se réhabitue à ces exercices et aux plaisirs cérébraux du film policier pour trouver la solution gagnante à tous ces jeux d'échecs.
*
14 octobre 2008
TONNERE SOUS LES TROPIQUES :HOLLYWOOD DECOUVRE LA STUPEUR D'ETRE
Ce film est une comédie satirique qui a déjà rapporté en Amérique plus de 110 millions de dollars de recette alors qu'il va seulement sortir le 15 octobre en France.
Aprés avoir été enthousiasmé les spectateurs Américains et autres pour les films de guerre cultes tels: "APOCALYPSE NOW, FULL METAL JAcK, PLATOON et même RAMBO", voilà que ces mêmes spectateurs, vingt ans plus tard, font l'éloge d'un film qui tourne en dérision le système du cinéma de guerre Hollywoodien et les acteurs stars héros qui avaient des caprices de stars;
BEN STILLER avait découvert à travers son premier rôle dans un film de SPIEBERG (l'empire du soleil) le sujet de son film sur la façon dont Hollywood et les acteurs Américains se forgent un mental de Héros dans l'évocation des guerres, mêmes perdues. Côté préparation des acteurs, beaucoup, après avoir fait un petit entrainement soit disant "commando" pour s'adapter à leurs rôle ( manier un fusil, se battre dans un endroit hostiles...), se sont vraiment cru être les héros de ces superproductions à qui l'Amérique et la terre entière devait respect et considération.
"En interview, dit Stiller qui les a observés dans les coulisses, ces acteurs ne manquaient jamais de souligner la "dureté" et " l'intensité" de cette expérience qui les avaient rendus "solidaires" les uns des autres. Je trouvais leurs propos à mourir de rire car ces prétendus stages n'avaient évidement qu'un trés lointain rapport avec les expériences des soldats sur le terrain. Cette façon de se mettre en valeur m'amusait..." 20 ans plus tard il s'en est servi pour son scénario
Côté industrie "J'ai voulu aussi montrer le fonctionnement d'une grosse machine holywodienne dans des situations extrèmes quand tout dérape".
Pari, semble -t-il réussi . Bien servi par des acteurs qui n'ont pas eu à trop forcer pour se fondre dans leur personnage d'acteur fanfaron avec un Tom CRUISE qui n'a pas hésité à se métamorphoser pour son ami Stiller avec qui il avait joué dans "Misssion impossible" (les autres acteurs sont Robert Downey, Jay Baruchel, Trieu Tran, J ack Black.....)
Cette parodie est une façon pour les Américains de réflèchir sur ce qu'est le Cinéma Hollywoodien (où on hésite pas quand on a les énormes moyens financiers à user de tout pour épater la galerie ,même si on sait que c'est que de l'illusion que l'on vend.)
Les inconditionnels du cinéma de guerre américain en sortiront vexés peut être? mais reconnaissons aussi aux Américains un courage certain de se moquer de eux mêmes et de leur cinéma, car en France je doute que l'on verra pareil film satirique sur la guerre d'ALGERIE et la dictature des apparences du cinéma à gros budget. Comme l'a si bien dit BEN STILLER ce film reste ancré dans une réalité certaine.
*
09 octobre 2008
APPRENDRE A FILMER UNE PREMIERE FOIS
"LA FRONTIERE DE L'AUBE" est un film à la portée de tous d'un point de vue économique ( moins de 2 millions d'euros) réalisé en NOIR ET BLANC .
Il donne toutes les indications nécessaires pour que les jeunes qui découvrent le cinéma, et qui ont envie d'en faire leur mêtier, ne se perdent pas, avant même d'avoir commencé, dans des approches érronées qui ne les mèneront que dans des impasses du point de vue artistique (1).
Le noir vise à restituer la réalité dans sa cruauté permanente et provoque, quand c'est fait avec talent, une déflagartion chez celui qui découvre. L'ensemble NOIR - BLANC composent des images qui bousculent l'ordre établit du réel jusqu'à le rompre pour se fondre dans l'imaginaire du réalisateur.
Philippe CARREL est un des poëte du Cinéma d'auteur. Il a l'art, à partir d'une histoire éternelle batie autour de l'Amour originel, de donner sa version cinématographique du sujet, en s'inspirant ouvertement de quelques grands maîtres qui l'ont précédé dans ce domaine.
Dans "la frontière de l'aube" Eve est devenue une star moderne avec des problèmes de star ( alcool et folie) qui entraine sa déchéance totale jusqu'au scuicide. le meilleur des ADAM ( un innocent jeune homme qui débute dans la carrière de photographe) ne pourra pas sauver celle dont il devient l'amant. Mais cette période, qui restera ancrée dans sa mémoire comme un moment de paradis, le hantera même lorsqu'il aura retrouvé le bonheur terrestre. Le réalisateur a semble -t-il vécu un moment de cette " folie ascensionnelle" en voulant forcer les portes de la célèbre villas Médicis où se cloîtrent certains talents en herbe triés sur le volet.
Je ne pense pas, comme l'a écrit un critique que le réalisateur s'obstine dans ce film à achever un souvenir; il ouvre simplement une reflèxion sur une possibilité de réponse tout en sachant que l'on ne la connaîtra jamais à la fin du film, pas plus que Socrate n'a donné la solution avant de boire la cigue. Le titre " LA Frontière de l'aube" laisse présager que le jour viendra forcément, mais il ne nous dit pas si on verra le soleil se lever de là où on regarde, à l'heure indiquée. c'est pour ça aussi qu'il ne faut rien oublié de où on vient, qui on a été et des évènements que l'on a traversé et qui ont, quelque part, contribués à ce que nous sommes devenus.
L'opérateur WILLY LUBTCHANSKY l'a aidé à composé son oeuvre imaginaire faite de prises de vue uniques, sans retouche. les PAROLES se limitent au strict nécessaire, souvent remplacées par une musique qui en dit " plus long"- avec encore plus de sensibilité- pour instaurer dans l'environnement une douceur appaisante devant le drame qui s'est déroulé et que le photographe se remémmore. Le fantôme qui se profile de l'autre côté du miroir n'est pas sans nous renvoyer à " la belle et la bête" de COCTEAU, sauf qu'ici CARREL a inversé les rôles.
Comme dit Roger Vaillant dans sa nouvelle " le soleil fou":
Pour qui a sa raison peu importe somme toute que l'astronomie ait tord et qu'astronomes et médecins du monde entier aient perdu la raison. Qu'est ce que ça peut bien vous faire, à vous et à moi, que le soleil soit devenu fou "
si on peut encore trouver des poëtes comme CARREL pour le cinéma.
*
(1) - Filmer intelligement passe par une période d'apprentissage où on commence à créer quand on a assimiler les influences antérieures en essayant de corriger les erreurs. Carrel est de ceux qui pensent, avec juste raison, qu'"oublier le passé c'est se condamner à le recommencer" (dicton). C'est un créateur qui ne recommence rien mais qu'il ne pense pas non plus que l'on doit à tout prix traiter d'un sujet totalement nouveau pour être créatif artistiquement parlant. s'il avait été Philosophe sans doute se serait -t-il rapproché de l'école de Socrate qui ne donne jamais une réponse définitive, figée, mais vous oblige à explorer toutes les pistes qui sont infinies.
*
06 octobre 2008
BLINDESS :L'AVEUGLEMENT NE REND PAS SOURD
José SARAMAGO est l'écrivain portugais ( prix nobel 98) qui a publié le roman "L'AVEUGLEMENT".Pour qu'il accepte de se laisser convaincre par une adaptation au cinéma, il a exigé que les Américains soient tenus à l'écart:
"POUR PAS QU'IL TOMBE DANS N'IMPORTE QUELLE MAIN"
Il a exigé aussi que le Pays du film ne soit pas identifiable.
Fernando MEIRELLES a pu tourner ce film grâce à l'apport de 73 pays autres que l'AMERIQUE ;Un distributeur américain a dù attendre l'après tournage pour l'acheter. c'est donc, comme indiqué au générique:un fILM "A VERY INDEPENDANT PRODUCTION".
J'ai déjà consacré un commentaire (le 15/5) lors de sa sortie à CANNES. Pour que ce film reste impossible à situer géographiquement Meirelles a tourné des scènes à TORONTO ( prison), SAO PAULO et MONTEVIDEO. fILM Politique ou pure fiction métaphorique ? Chacun se débat avec sa propre cécité qui empêche que l'on refuse l'inacceptable et que l'on dise, comme Victor HUGO " fAIS DE MOI CE QUE TU VOUDRAS, MAIS MOI JE FERAI CECI ET JE NE FERAI PAS CELA " afin que la vie humaine ne se résume pas à une sorte de fatalité et à une ombre d'instabilité QUI REMPLIT NOTRE HORIZON ACTUEL.
C'est pas évident de mettre en lumière ce que l'on ne voit pas, ce que l'on ne veut surtout pas voir de soi ou des autres, sans passer pour un "moraliste" ou se faire accuser d'être trop politique (comme si être apolitique c'était d'abord exclure la réflexion et le débat).
"mes films parlent des forces jouant contre l'Homme. Si j'arrive à envisager de telles histoires plus ou moins réelles, c'est qu'au fond, je crois que notre humanité s'améliore au fil des épreuves"( "le journal du Dimanche").
Ce défenseur de la Conscience universelle a peut être un peu trop voulu en faire avec l'utilisation de la voix -Off et l'usage du Blanc pour expliquer ce qu'il ne pouvait donner à voir ?. Sans doute aurait-il dù suivre l'exemple de son actrice JULIANNE MOORE qui n'a pas hésité à se couper les cheveux et à les teindre en blond:
"Etre Rousse vous fait sortir du lot, vous appartenez à une minorité. Je voulais que la femme du médecin puisse se fondre dans la majorité".
Mais , il n'empêche que c'est un film d'un réalisateur /acteur courageux, comme l'a été en son temps Victor HUGO.
Fermez les yeux avant de vous décider à aller voir ou pas ce film et entendez ce que dit dans une chanson ( qui n'est pas dans le film) le Chanteur AMERICAIN Bruce SPRINGSTEEN:
" Alors votre honneur, je crois bien que je serai mieux mort, et si vous ne pouvez pas ôter la vie d'un homme pour les idées qu'il a dans sa tête, alors allez vous rasseoir dans cette chaise et repensez-y.
M'sieur le juge, laissez-les me raser le crâne et me mettre avec ceux qu'on exécute".
*
02 octobre 2008
COLUCHE : LE FOU DE LA REPUBLIQUE
ANTOINE DE CAUNES a choisi de faire un film sur un évènement des 20 dernières années de COLUCHE avec le risque qu'au final cela fasse un bide ponderal parmi les spectateurs.
Déjà, aucun des films de Coluche nous avait "plié en quatre", et les évènements dont Coluche a été le centre de gravité dans la vie civile n'a pas beaucoup prété à rire non plus ( sauf son mariage ave T. LE LURON)
Côté mise en scène, un film n'est pas aussi simple qu'un frivole déguisement sur Canal +, même si c'est plus le premier pour le bel antoine.
Le moment marquant de ce parcours de vie reste la campagne présidentielle de 81. C'est de cette partie d'histoire que DE CAUNES dit : " c'est l'histoire d'un bouffon qui veut jouer là où il n'a pas le droit d'aller".Cet épisode a soulevé beaucoup de contreverses car il est évident que l'on obtient pas 500 promesses de signatures de Maires pour rigoler, ni 16% de sondages favorables par hasard (même la géniale création des "Restos du Coeur" n'avait pas suscitée un tel engouement à son lancement). La droite avait toute raison de glisser cette peau de bannane sous les pieds des Mittérandiens et la gauche toute raison d'en rajouter une couche pour rassurer le beau monde du Giscardisme. Quand à l'extrême gauche qui le soutenait assez ouvertement, c'était pas plus pour ses beaux yeux. Au final les déçus seront nombreux parce que le Candidat COLLUCHI en annonçant qu'il arrêtait car la course commence à "gonfler" donnait l'impression que le candidat "qui n'avait aucune raison de mentir" se dégonflait alors que presse et média faisaient leurs choux gras avec les rumeurs de " menaces" et de "contrats" sur ce génant candidat qui tenait le rôle de fou de la république. Est ce que tout celà sera mis en lumière dans ce film ?
Le côté obscur de ce personnage, tout le monde l'imagine aussi; c'est celui de beaucoup d'artistes qui cherchent à tromper le temps qui passe dans des paradis artificiles de trés courte durée. Quand il s'était présenté aux élections il venait de se faire licencier d'une Radio (RMC) mais triomphait au théâtre.
Il est évident que le clown ici n'aura rien de "magique" pour les enfants, ni pour son entourage famillial. De Caunes s'est concentré sur la campagne présidentielle car il ne voyait pas ce que le Coluche de 1966 à 1986 pouvait apporter de nouveau :
" l'élection Présidentielle, c'est le moment où le comique préféré des Français qui remplit tous les soirs le théâtre du Gymnase, commence à se frotter au réel et cela va le transformer.Celà permettait aussi d'aller voir derrière la statue de saint qui lui a été dréssée d'explorer les zones d'ombre. Mon film c'est la fable d'un clown confronté brutalement à quelque chose qui le dépasse" (La Provence du 30/09).
C'est François Xavier DEMAISON qui incarne Colluche ( il a dù grossir de 14 kg)
Son retrait de la scène politique a signé sa fin prématurée de ce fou de la République. Gageons que la minoritée pauvre de ce pays n'aura rien retenue de ce passage en politique du mec, mais n'oubliera jamais l'homme qui leur a permis de garder leur instinct de survie grâce à un peu de bouffe; pour combien de temps encore ? ( cette année les démunis sont si nombreux, même parmi celles et ceux qui ont un boulot, que les associations comme les restos du coeur risquent d'être obligé de refuser du monde. Et ces derniers ne pourront même pas patienter en regardant " colluche l'histoire d'un mec" pour attendre leur tour.
"Coluche , l'histoire d'un mec" sort le 15 octobre.
*
"Monsieur le Président du Sénat reçut aux environs de la cinquième année de sa vie, la ferme conviction que Dieu- lequel porte du reste les traits manifestes de son père ( le respectable medecin Dr Scheber)- avait pris la résolution de l'émasculer, de l'utiliser comme femme et de faire naitre de lui des humains nouveaux d'esprit scrhrébérien". -Sigmund FREUD-
*