ESPACES interculturels CINEMA

Plus seulement des spectateurs privilégiés mais des regards critiques sur tout ce que l'on nous donne à voir au Cinéma sur ses problématiques et son rôle. Ecouter -voir ce qu'est la vie.

10 juin 2009

STORY OF JEN : Comment vivre ensemble ?

Malgré son tître en Anglais que François ROTGER a voulu garder comme étant l'original, le film franco-canadien qui se déroule dans l'Amérique du Nord ne raconte pas quelque chose de différent d'ailleurs, des relations familliales conflictuelles entre parents et enfants; ici entre mère, fille et demi frère. En fait, il s'est basé sur l'histoire vraie vécue par une amie photographe à l'age de 13 ans.

Son passé de photographe et la réalisation de deux courts métrages a facilité le travail pour ce 2° long métrage après "The PASSENGER". Il a écrit le scénario de ce drame, et composé seul la musique (guitare et violon) : " la musique il n'y a rien de pire pour douter" . Il l'a faite alors qu'il était "absorbé par le montage et donc pas vraiment disponible ". Au montage, il faut savoir se protéger". Difficile dans ce cas de coller tout à la fois aux images mélencoliques du paysage et à la vie stressante des personnages isolés de la ville, avant de basculer dans le monde de la violence où tout s'accélère jusqu'au drame final. Cette  façon de tourner pour fixer l'attention du spectateur en lui faisant prendre des directions différentes où le calme apparent et mélodieux se transforme en fuite éperdue et en course poursuite effrénée. Une sorte de mélange des genres entre le cinéma d'auteur indépendant et le Western américain. C'est ce qui à fait dire à un critique du journal "le monde" que STORY OF JEN "vire par moments à la cacophonie". Ces dissonances n'enlèvent rien aux qualités du scénario et de la mise en scène qui montre un grand souci du détail. Comme tous les jeunes dont c'est les premiers films, ROTGER a voulu attirer le ragard sur le choix du décor qui assure une esthétique de ce qu'est la beauté extérieure de la vie naturelle alors que les trois personnages principaux, malgré l' apparente beauté "magnétique" de Marina HANDS (sarah), celle  naturelle de Laurence LEBOEUF qui a époustouflé le réalisateur lors du casting et son choix de TONY WART (Yan) qui devait incarner un être mysterieux et solitaire qui s'impose avec simplicité ( Il l'avait remarqué en feuilletant un magazine ), devait mettre en valeur l'indissociabilité  intérieure des êtres humains malgré les liens familliaux qui les unissent.

Le seul regret de.ROTGER aura été d'avoir tourné la chasse à l'homme finale en seulement six jours. C'était important pour lui de détailler ce moment de violence " parce que s'il y a quelque chose de commun dans mes deux films c'est le constat de la violence du monde." Du début à la fin, il s'est efforcé de mettre en valeur cette ambiance où la violence est encore intérieure puis que l'on sent qu'elle gronde avec la dérive familliale, avant d'exploser au final.

Actuellement si vous avez la chance de pouvoir bénéficier du Billet SCOOP de CINE à 3€50 ( "cinéfestival" dans plusieurs salles des Bouches du Rhône (Marseille , Martigues, Aix, la Ciotat..) ce film vaut le coup d'être vu.

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Posté par uscgtaphm à 14:55 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Bonjour Alex, ce film est sorti dans 5 salles (quand même) à Paris, j'ai vu la BA, on devine que cela va mal finir. Je crois comprendre qu'il y a des relations ambiguës entre Jen et Yan? A moins que je me trompe. J'irais certainement au début de la semaine prochaine. Ton billet donne envie.

Posté par dasola, 11 juin 2009 à 15:39

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