Il ne suffit pas d'être le fils d'un écrivain de renom ( Gabriel GARCIA MARQUEZ) pour accoucher d'un bon film sur la maternité.
RODRIGUEZ GARCIA, Réalisateur de séries télé - branché sur la psychanalyse- a pour son 5ième long métrage fait une "fixète" sur la maternité:
"j'ai commencé d'écrire ce film en  1999 quand mes filles étaient petites....Je pensais parfois aux gens qui pour une raison ou une autre doivent se séparer de leur enfant. L'idée même me semblait insupportable. Au départ, je voulais explorer la notion de séparation, la manière dont la séparation forcée peut former, déformer, la personnalité d'un parent ou d'un enfant"
Ce film qu'il voulait à caractère universel, devait se faire autour de la relation mère/fille, ce qui  en limitait l'attrait. Il a donc rajouté, comme fil conducteur, Lucy  qui est à la recherche d'un bébé à adopter: " Lucy m'a permis d'aborder des thèmes comme le désir, la frustration de ne pas être mère; son histoire m'a permis de dynamiser le récit".

Il a peu abordé le rapport mari/femme  considérant avoir mis de lui dans ces trois femmes:  "j'utilise la vie des femmes, les corps des femmes, mais je parle de sentiments, de peurs, d''obsessions, de préoccupations qui me sont propres...Le vrai objectif était de transformer la psychologie en comportement". Il dit avoir choisi à la manière de Flaubert (Mme Bovary) de montrer des femmes paumées, dépressives, limite suicidaires, qui pour certaines sont amères de ne pas savoir quoi faire pour se tirer de cette impression de culpabilité  et de femme en échec mais qui ne se pose pas la question "d'être ou ne pas être" du grand SHAKESPEARE ".

"'Je me suis mis à envisager l'adoption comme une histoire d'amour, on se lance avec des intentions généreuses de donner l'amour  et l'autre d'être aimée". Pour lui, l'Adoption se conçoit comme une histoire d'amour qui navigue entre le bonheur parfait et l'expérience désastreuse. Il a donc fait de son film une superposition de trois histoires, tout en restant toujours très sage; pas question de troubler la tranquillité du spectateur par des surprises. Sa mise en scène se fait comme si on était un observateur passif qui voit chaque séquence (champ-contre champ). Chaque femme fait l'objet d'une étude psychologique de leurs émotions qui dictent leurs choix de vie. Son choix de casting à été de mélanger visage connus et moins connus; souvent des actrices avec qui il avait déjà travaillé ( seule ROBIN WRIGHT PENN Pressentie pour le rôle d'Élisabeth a renoncée, remplacée par l'Australienne NAOMI WATTS).

Ce film moyen a déjà couru plusieurs festival avant d'être primé au festival du film Américain de DEAUVILLE.

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