Ce n'est pas le genre de film qui s'appuie sur un scénario fortement dialogué, c'est même le contraire. FRED CAVAYE s'est fait plaisir avec un film d'action totale, des courses endiablée à la marathon man agrémentées de scènes de violence pour alimenter le suspens de bout en bout.

Selon ce Réalisateur, qui semble plaire aux Américains (remake de son 1° film " pour elle"), l'Amour à défaut de nous donner des ailes nous pousse parfois à faire des choses dont on ne mesure pas la dangerosité comme dans " A BOUT PORTANT". le sujet est une histoire d'amour menacée par le hasard: "C'est forcement plus intéressant quand ce sont des personnages ordinaires qui se trouvent confrontés à des situations extraordinaires. Le spectateur a alors plus de facilité pour s'identifier à eux, à plus forte raison des lors qu'il s'agit d'un homme et d'une femme amoureux.(F C)

Fred CAVAYE n'a rien perdu de son passage dans le milieu de la mode ni des images de ses courts métrage qui lui ont valu une certaine distinction ( "IL y a  dans l'image de  Alain DUPLANTIER (directeur photo). quelque chose de purement  cinématographique que j'aime beaucoup....Son utilisation des optiques permettent de jouer sur la profondeur du champ". Ici le pari était d'être à la fois très réaliste et très cinématographique". Il s'est appuyé aussi sur l' équipe de son premier long métrage, et sur la musique de KLAUS BADELT ( " L'ARNACOEUR", "PETIT NICOLAS")

"Ce qui m'a séduit dans la lecture de ce scénario c'est sa construction implacable, ses rebondissements incroyables, son culot -...Ce n'est pas si courant dans le cinéma français, j'y ai vu un parti pris risqué mais audacieux" (Gilles LELLOUCHE)

"L'idée de ce film m'est venue quand j'ai dit à GUILLAUME LEMANS, mon complice scénariste: " Il faudrait que notre prochain film soit encore plus tendu ( que  Pour elle"), encore plus sur l'action et qu'il se déroule entièrement sur un rythme de la dernière demie heure de " Pour elle" (F C).

Habituellement, on classe en catégorie B ce genre de film. Là,malgré l'abscence volontaire de dialogue on peut aller le voir  comme un film de divertissement qui rappellera les tribulations de BEBEL dans ses heures de gloire  ; Gilles LELLOUCHE ne s'est pas entrainé à la course a pied pour rien !.

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