ESPACES interculturels CINEMA

Plus seulement des spectateurs privilégiés mais des regards critiques sur tout ce que l'on nous donne à voir au Cinéma sur ses problématiques et son rôle. Ecouter -voir ce qu'est la vie.

03 juillet 2009

BONNES VACANCES

MERCI !

A TOUS LES VISITEURS

Reprises des SEANCES

à partir du  LUNDI 3 AOUT 2009

cine

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02 juillet 2009

PUBLIC ENEMIES : RETOUR AUX SOURCES

Dillinger a fait parti de ces gansters américains qui "faisaient ce qu'ils voulaient et voulaient ce qu'ils faisaient", à l'origne du mythe des nuits de chicago mais qui à la fin finissait par admettre qu'il avait passé trop de temp en prison : "quand j'y suis rentré j'étais un gosse insouciant (10 ans pour un cambriolage) et en sortant j'en voulait à la terre entière". Pas étonnant donc que le cinéma se soit servi une dizaine de fois de ce personnage pour ses films grands publics.

"Public Ennemies" n'est pas un film policier mais bien un film de "Gansters". MICHAEL MANN, s'est donné à fond pour le réussir dans le moindre détail afin de restituer l'ambiance de l'époque au sortir de la CRISE qui a plongée l'Amérique des années folles dans la violence et la récession.

Il n'a pas hésité à se faire confier par le FBI le Dossier sur son "enenmi public N° 1 " de l'époque et sur toutes les autres affaires qui pouvaient lui permettre d'être au plus prêt de la vérité. Dillinger s'était épris de la Ford V8 qui était un véhicule qui lui permettait de tenir la police à distance et de la ridiculiser (Mann n'a pas hésité à mettre dans les 140 décors plus de 1000 véhicules des années 30 pour que le spectateur s'imprégne de l'atmosphère).

Côté technique, il a eu recours à des caméras HD : "cela nous a permis d'être trés proches des visages des acteurs tout en travaillant avec des longues focales pour que le spectatauer ait le sentiment d'assister en direct à la scène, éclairée de façon réaliste et généralement filmée sous deux axes opposés pour capter simultanément, en gros plan, le protagoniste et ses comparses".

Côté acteurs, le choix aussi s'imposait dans cette optique comme une évidence:MARION COTTILLARD avait retenu l'attention avec son rôle dans "la Mome" et son image de star n'était pas encore galvaudé. Quand à JHONY DEPP, vu les stars précédentes qui avaient incarnées ce Ganster, il avait la carrure pour s'imposer et coller au plus prés de la vie de DILLINGER. Cet ex "Pirate" qui est née non loin de la ville du Ganster avait été quelque part interessé par la dureté et la violence de cet individu dans sa jeunesse. Il a même confié à Michael MANN, lorsqu'il lui a dit vouloir faire ce film, qu'il s'intéressait depuis longtemps à ce ganster mythique. Marion Cottillard pour ne pas être en reste s'est beaucoup renseignée sur cette époque et sur ce couple d'anti héros hors norme aux destin contraire :" la psychologie de ces personnages m'a intéressée...on sent en chacun d'eux une cassure, une certaine violence due au contexte de l'époque. Dilliger c'est un mec qui a pas eu de chance et quand Billie FRECHETTE Tombe amoureuse de lui c'est sans savoir vraiment ce qu'il Fait"

PUBLIC ENNEMIES est un film violent avec des braquages de banques et des prises d'otages (c'est DILLINGER qui a inventé cette façon de faire pour se tirer d'un mauvais pas), des évasions spéctaculaires, mais on nous ménage avec des moments d'humour et d'Amour comme pour nous sortir de la réalité qui faisait que la majorité des gens de la ville était plongée dans la misère, entassé dans des logements vétustes,outrés par l'attitude des banquiers et celle des politiques.

Quand on voit l'élégance et la prestance de ces " gansters" et du couple DILLINGER/FLECHETTE, on comprend que cela ait fait rêver, surtout si on savait qu'au départ Dillinger était une fils dépicier d'indianapolis; Cela a même suscité un culte après sa mort en 1934 qui est restée longtemps incertaine.

La façon du FBI de porter au pinacle ce ganster en le traitant d"énemmi public N°1", servait aussi à occuper la presse et les média de l'époque (pendant qu'on parlait de lui on ne parlait pas des forts mouvements sociaux qui étaient réprimandée plus fortement encore par la Violence policière).  Dans ce film qui n'est pas sans rappeler ce qui se passe aujourd'hui encore( des banquiers qui restent des aigres fins de la finance, des politiques incapables d'aider les citoyens en détresse suite au chomage...) le seul bémol que l'on mettra sur ce film et sur la réalisation de MICHAEL MANN c'est de n'avoir pas poussé son analyse aussi loin et d'en être resté à un film de "gansters" qui ne heurte pas les producteurs richissimes qui l'ont financé.

Ca sera quand même un bon moment de détente pour commencer les Vacances!

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30 juin 2009

WHATEVER WORKS: le mysantrope se soigne

WOODY ALLEN fait parti sans doute des " enmerdeurs" qui rendent la vie de leur entourage famillial "merveilleusement terrible!". Baudelaire pensait que " les génies extrèmes ne sont pas faits pour plaire aux âmes timorées"; a croire que ces êtres riches sans scrupule , en dehors de leur travail, trouvent dans plus jeune qu'eux la seule force capable de les manipuler à leur tour pour  rendre leur vie fréquentable, supportable ?. C'est du moins la thèse que développe ALLEN dans sa comédie avec des relents  visuels autobiographiques dont le scénario remonte à 30 ans en arrière. Whatever works est la synthèse qui montre que même quand on est mysantrope on peut encore se laisser soigner pour ne pas mourir idiot: "Il faut se faire à l'évidence, vivre c'est un travail à plein temps et pas toujours simple" W.A)

Etant un narcissique-mytomane, il a donné à son professeur de physique des éléments symboliques qui renvoient à son image ( grosse lunette, schort écossais). Au départ il voulait confier ce rôle à ZERA MOSTEL puis au final ce fut LARRY DAVID qui a grandit dans le même quartier que lui. WOODY ALLEN refuse de penser qu'il est un Mysantrope : "les mysantrope on les regarde autrement. Lorsqu'on sait que ce sont des êtres vulnérables qui ont eu des blessures et qui se protègent en étant désagréables. C'est une posture souvent la mysantropie" (LE JOURNAL DU DIMANCHE);

Le personnage contraire et complémentaire à la fois  à ce professeur intélligent est une jeune fille incarnée par EVAN RACHEL WOOD qui dans son parcours de jeune comédienne s'est toujours entourée de personnes plus agées en défrayant parfois la chronique people dés 15 ans ,avant de s'amourracher du sulfureux rocker gothique et tatoué MARILYN MANSON (59 ans) qui faisait hurler l'Amérique bien pensante. Puis en se laissant sublimer par MICHAEL ROURKE dans un nouveau scandale imaginée par la presse et les média. Normal qu'un génie de la Comédie comme Woody Allen remarque à son tour cette jeune nymphète d'HOLLYWOOD ( ne voyait dans le choix de la ville rien d'autre qu'une pratique du Réalisateur qui se laisse convaincre par la ville qui lui offre le plus d'avantages pour sa propre com) pour en faire sa muse en lui demandant de renoncer dans son rôle à toute parcelle d'intélligence.

"Mélody est heureuse avec son vieux mari car elle n'a rien connu avant". Cette "nounou" se contente de la sage vie du brillant universitaire qui, s'il n'écoute pas de la grande musique avant d'aller sagement au lit, passe son temps à rouspéter contre tout et tous; Elle va lui faire oublier le désespoir dans lequel il est plongé par son état psychologique en epprouvant de la sympathie pour lui et finir par le comprendre avant de songer à son bonheur personnel.

Comme c'est un génie de la comédie cinématographique, Woody ALLEN dépense en Humour ce qu'il économise en dépenses affectives. Comme dit FREUD, l'humour est libérateur, grandiose et exaltant pour l'humoriste car il ne nécessite pas une activité culturelle, intellectuelle. Pour corser son histoire et multiplier les séquences à rebondissement, il incorpore une intru avec le personnage de la mère de Melody qui veut lui faire découvrir ce qu'est l'Amour qui (comme l'humour) est une principe de plaisir qu'elle veut faire partager. Le Prof  semble prêt à tout accepter pour garder celle qu'il voit s'épanouir dans l' amour: " j'ai quand même eu du mal à jouer une fille bête.Par contre j'ai trouvé ça trés amusant. Il a fallu que je me moque de mopi même, que je fasse l'idiote et que je me donne en spectacle. On devrait tous faire ça au moins une fois" -EVANS rachel WOOD-

WOODY ALLEN  pense que la chance est responsable à 90% dans ce qui nous arrive et donc il est convaincu que l'Amour ( le bonheur) est aussi une affaire de pur hasard car les femmes ont un gros coeur mais une petite intelligence. Là s'arrête son humour de mysantrope narcissique dans ce film "Plus névrotique" que romantique" comme il dit lui même.... tant que ca marche!

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24 juin 2009

VERY BAD TRIP:VEAU D'OR DU CINEMA ?

Petite précision pour les visiteurs qui en douteraient?, je ne me prends pas pour MOISE et je n'ai pas reçu les tables de loi du cinéma, d'ailleurs existe-il un Dieu du Cinéma ?. J'essaie juste d'éviter au spectateur, un peu exigeant, qu'il perde son temps pour comprendre ce qu'il y a d'intéressant ou pas dans l'actualité cinématographique de la semaine.

Des "NAVETS" il y en a toujours et il y en aura hélas encore beaucoup (hélas) ex "BLOOD THE LAST VAMPIRE", même les jeunes amateurs de MANGAS dépriment ( pour en savoir plus il vous suffit d'aller lire les commentaires d'olivier sur ses blogs:

HTTP://cinemadolivier.canalblog.com/  Http://navetoncinema.blog.allocine.fr/ )

"VERY BAD TRIP" ne rentre pas dans cette catégorie de films nuls, mais dans ce genre surprenant qui, sans savoir pourquoi, ni comment,  réalise des millions d'entrées ( ex "TAXI", "Bienvenue chez les ..."

Ces succés reposent rarement sur le Casting (ici BRADLEY COOPER, HD HELEMS,  julia BARTHA et ZAC GALIFIANAKIS qui s'est taille un succés dans les comédies américaines) même si TODD PHILIPS prétend le contraire : "Le casting assure les 2/3 de la réussite d'une comédie" ou sur la réalisation de TODD PHILIPS ( spécialisé dans les "comédies" qui avait produit un long métrage de "Starky ET huch "- 2004- qui n'avait pas emballé  ceux qui avaient gardés en mémoire les series de la Télé) et même si la WARNER BROS ne finance jamais à fonds perdus, il suffit que ça se termine bien et que ça rapporte beaucoup.

Est- ce l'histoire qui repose sur une Trés mauvaise soirée où on enterre sa vie de garçon qui a provoqué la bonne surprise ?. C'est vrai que l'on se lève rarement le lendemain avec autre chose qu'une bonne gueule de bois mais pas au point d'avoir tout oublié de la veille. Là c'est pas habituel comme l'explique le Réalisateur :"Nous avons voulu pousser jusqu'au pur délire...c'est l'histoire de la mère de toutes les gueules de bois " avec cet indice " (pour reussir ce genre de TRIP) il faut s'entourer de copains fiables pour que chaque fêtard soit responsable de l'autre, en distribuant, si nécessaire, des plaques d'identifications avant le début des festivitées".

Pour PHILIPS,  si on veut réussir "il faut que le délire ait du coeur et que le film ne se réduise pas à une succession de gags " ce avec quoi on ne peut qu'être d'accord. C'est vrai qu'il y a de quoi être déjanté quand on se réveille avec d'autres mecs à poil, que l'on trouve un tigre  dans la salle de bains, un bébé dans l'armoire, et que le futur marié semble s'être fait la mâle.

"Nous avons cherché à explorer l'humour spontané qui nait de l'amitié masculine ( ah? bon parce que avec les femmes...) les liens de complicité que nouent les hommes et la gène qui en découle parfois... Le tître du film est un cliché pour bousculer les attentes du spectateur en poussant le bouchon toujours plus loin non pas pour choquer mais pour susciter des émottions contradictoires. Je n'ai pas à justifier le comportement répréhensifs de mes héros (bagarres, alcool, la drogue), encore moins à excuser...je m'adresse à un public adulte...Beaucoup de gens aborde la comédie comme les maths; Moi je ne calcule pas. J'ai envisagé "Very Brad Trip" comme une partition de JAZZ élaborée à partir de la vibration qui se dégageait sur le plateau. Le seul ingrédient qui importe c'est le rythme ( il laisse les acteurs improviser en ne les prévenant pas de ce qui va leurs arriver dans les scènes qu'ils jouent)

Il ajoute, avec justesse, que " on a besoin d'un scénario solide mais, dit-il, "on doit trouver le bon rythme qui permettra à de grands acteurs comiques de se renvoyer la balle. Le Script n'a été qu'un tremplin pour BRADLEY, ED et ZACH" . Son scénario du film "BORAT" avait été nominé pour l'oscar du meilleur scénario.

Il va vous falloir revivre cette folle nuit dans le détail et la matinée qui à suivi jusqu'au mariage pour savoir si les producteurs ont raison d'avoir déjà prévu une suite à cette comédie "VEAU d'or" cinématographique.

Dans ce film, on trouve ce pauvre MIKE TYSON  qui joue son propre rôle de boxeur incontrolable. et Le réalisateur lui même s'est octroyé un petit rôle (Creepy).

La seule question  qui se pose à vous, si vous avez des gamins(es), est-ce le meilleurs film à leur montrer pour parfaire leur éducation SENTIMENTALE ?

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23 juin 2009

JEUX DE POUVOIR :DOMMAGES COLATERAUX


Quand une firme Hollywodienne comme "UNIVERSAL" vous contacte pour que vous transformiez votre petite série à succés (diffusée par la BBC et ARTE)en long métrage, c'est que sa reconnaissance a des visées commerciale grand public Américain.

Après sa réussite avec "le Dernier roi d'écosse"-2006)le jeune cinéaste anglais KEVIN MACDONALD ne s'est pas fait prier:"J'étais angoissé à l'idée qu'on me demande de réaliser une simple copie.Heureusement qu'on m'a garantie de pouvoir faire quelque chose de personnel....Je n'ai eu droit à la visite d'un executif qu'une seule fois. On m'a demandé de refaire une scène où un personnage commettait le crime horrible de...Fumer! et aussi de rajouter un peu de musique par -ci et de faire un peu plus court par là...ce film est à 90% le mien. Ce qui n'est pas le cas de mes confrères anglais qui sont sortis détruits de leur aventure hollywoodienne. Ce fut une expérience interessante mais il me faudra une sacrée bonne raison pour y retourner" ('Le journal du Dimanche")

Le héros pressenti devait être BRAD PITT alors que le réalisateur avait en vue RUSSEL CROW plus proche de son loser de reporter que du journaliste intégre de la tête aux pieds.Brad a fini par jeter l'éponge quand il à compris que son statut de star ne suffisait pas pour imposer son scénario à lui:

"C'est long et difficile d'écrire un bon scénario, mais eux ils sen moquent" -K.M-.

Solidaire de BRAD, EDWARD NORTOB s'est retiré à son tour. Fort heureusement Russell CROWE est un acteur qui n'a pas d'état d'âme, même si les personnages qu'il incarne son des Humains avec leurs défauts.Pendant le tournage il se contentera d'ajouter des petits détails à son personnage pour encore plus le personnaliser

RUSSEL CROWE n'est pas une vedette mais contrairement à d'autres avec lui on peut discuter" -K.M-

Ce choix a permis au jeune réalisateur, dont c'était le 5ième long métrage, de montrer que ses précédents succès n'étaient pas volé.Des personnages complèxes qui ne lachent rien sur qui ils sont réellement, sur ce qu'ils ont fait et pourquoi ils l'ont fait.

L'histoire en elle même est du ressucé Américain à base d'un scandale dans le milieu de la politique avec un crime pationnel(genre frère de KENNEDY)et le milieu du journalisme papier ( à la recherche du scandale qui fera vendre) . Autant dire qu'il faut faire un sacré boulot de scenariste et metteur en scène pour tirer de ça un film qui ne soit pas une redite d'un autre succés.C'est là le mérite de KEN; Le sexe semble avoir comme motif la pulsion qui se manifeste à travers la vie psychique de plusieurs de ses personnages pour exprimer leur soif (volonté) de puissance (l'homme politique sur qui on compte beaucoup, la rédactrice en chef d'un grand journal et le journaliste enquêteur); bref, de quoi tenir en éveil le spectateur.

KEN a diversifié les sources d'intérêt pour ne pas en rester au crime passionnel en y ajoutant un imbroglio politique avec y compris le milieu des affaires qui ont quelques intêrets commun dans les ventes d'armes.

C'est l'occasion pour lui aussi d'introduire le spectateur dans le milieu journalistique , en lui faisant partager ses difficultées et sa façon de se ruer sur la moindre information croustillante censé pouvoir faire doublé la vente. A l'inverse de Brad PITT, il ne croit pas au Reporter lisse et pur qui, même quand il est plongé dans une enquête difficile, fait son boulot sans que sa personnalité humaine en prenne un coup et montre l'aspect caché du moi de chacun.Comme l'a dit FREUD "l'esthétique ne se limite pas à la théorie du Beau car c'est la théorie des qualités de notre sensibilité".

Dans sa mise en scène KEN multiplie les stratagèmmes pour provoquer sur le spectateur des effets d'inquiétudes étranges en laissant ce dernier dans le flou aussi longtemps que possible, notamment sur la nature et le rôle des divers personnages campés par des artistes à forte personnalité (BEN AFFLECK,STEPHEN collins,RUSSEL GOWE, jASON BATEMAN,HELEN MIREN...).Son fonctionnement se fait en partie comme une oeuvre psychologique et c'est sans doute pour cela que la critique dans la presse féminine et masculine française dit que "JEUX DE POUVOIR" est une merveille, un Thriller politico sentimental malin,captivant avec une vraie intensité et un dynamisme évident alors que sa sortie en Amérique a été boudée par le grand public à qui il était destiné.

" je ne suis pas sûr qu'on me réinvite de sitôt car si 'JEUX de POUVOIR a reçu de bonnes critiques, il a été un échec au box office Américain" (K. MACDONALD)

A vous de vous faire votre opinion.

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Posté par uscgtaphm à 11:20 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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